pollution-particules_195En cette fin d’année la France fait face à des pics de pollution qui font ressurgir la menace d’amendes de l’Union européenne. L’occasion de faire un premier bilan du plan d’urgence engagé par le gouvernement en février dernier.

La qualité de l’air est un sujet de préoccupation majeur :
– la pollution atmosphérique concerne directement près de 60% des Français,
– les seules particules fines sont à l’origine de plus de 42 000 décès prématurés par an,
– avec un coût important estimé entre 20 et 30 milliards d’euros par an, hors amendes de l’UE qui pourraient s’élever à plusieurs dizaines de millions d’euros.

Si la pollution atmosphérique a globalement diminué depuis une vingtaine d’années, la France a connu une pollution aux particules importante sur la majeure partie de son territoire au cours des 10 derniers jours. Le gouvernement a réagi la semaine dernière en annonçant l’ordonnance de 2 mesures :
– la limitation de la vitesse sur le périphérique parisien,
– la mise en place dès 2014 de la circulation alternée lors des pics de pollution.
Des mesures qui viennent s’ajouter au plan d’urgence adopté par la comité interministériel de la qualité de l’air (CIQA) le 6 février 2013.

Sur la bonne voie
Le plan d’urgence du CIQA reposait sur 38 mesures organisées autour de 5 priorités d’action :
– Favoriser le développement de toutes les formes de transport et de mobilité propres par des mesures incitatives.
– Réguler le flux de véhicule dans les zones particulièrement affectées par la pollution atmosphérique.
– Réduire les émissions des installations de combustion industrielles et individuelles.
– Promouvoir fiscalement des véhicules ou des solutions de mobilité plus vertueux en termes de qualité de l’air.
– Mener des actions de sensibilisation et de communication pour changer les comportements.
Résultats : moins d’un an après son adoption, la quasi totalité des mesures sont achevées ou bien engagées. Ainsi parmi les 35 mesures nationales, 26 sont déjà achevées ou en passe de l’être et 6 sont engagées.

De la bonne volonté donc, mais visiblement encore insuffisant. L’amélioration durable de la qualité de l’air ne pourra se faire que part une mutation profonde de nos modes de production et de consommation. Plus qu’un changement d’air, il nous faut un changement d’ère.

 

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