Connexion
newsletter
CONNECT & FOLLOW
Economie du partage : attention au bilan environnemental !
Innovation - Société - Tech

Economie du partage : attention au bilan environnemental !

10 Mar 2017

© Chris Lott

Les modes de consommation collaborative tels que le covoiturage ou la vente de biens entre particuliers, sont en plein essor. Un succès souvent associé à un bénéfice environnemental qu’il convient de nuancer.

Echanger des biens, les revendre, voyager en covoiturage… nos modes de transport et d’achat se sont profondément modifiés ces dernières années. Poussées par les autorités publiques pour leur vertu environnementale, ces nouvelles habitudes ne seraient pas aussi bénéfiques qu’escomptés. Décryptage du rapport de l’Ademe publié le 9 mars 2017.

Covoiturage domicile-travail : à développer !

Le covoiturage de courte distance est extrêmement positif. Dès qu’un véhicule transporte deux passagers, leur « impact environnemental est réduit de moitié » selon le rapport de l’Ademe. Cette réduction atteint même les 75% à partir de 4 individus. Mais pour le covoiturage longue distance, les bénéfices n’atteignent que les 12%. Cette différence provient du mode de transport alternatif qu’aurait choisi les covoitureurs. Dans le cadre d’un voyage de longue durée, 63% se seraient tournés vers le train qui émet beaucoup moins de CO2 qu’une voiture. Alors que pour de courts trajets du type domicile-travail, 80% des gens auraient utilisé leur voiture.

Lire aussi: Indigno redonne des couleurs à l’entraide

Parlez à votre voisin !

Avec le covoiturage, le rachat et le partage de biens figurent parmi les nouvelles grandes habitudes de consommation des Français. En 2015, le Bon Coin, premier site de petites annonces en France, comptabilisait plus de 23 millions de visiteurs uniques contre 17 millions pour Amazon. Une success story basée sur la réutilisation d’appareils délaissés par leurs propriétaires. Le bénéfice environnemental découle donc de l’absence d’achat d’un produit neuf. Mais le premier critère des acheteurs et revendeurs du bon coin étant le prix, certains n’hésitent pas à parcourir de grande distance pour en bénéficier. « La logistique peut générer des impacts négatifs évalués à +60% par rapport à la pratique conventionnelle » indique l’Ademe. I

Pour l’Ademe, il convient donc de privilégier les courtes distances, aussi pour bien pour les échanges de bien que pour partager sa voiture !

 

 

Ajoutez votre commentaire

*