Une étude de l'organisation indépendante américaine Pew Charitable Trusts dresse le bilan des investissements financiers dans les énergies renouvelables en 2011. Les Etats-Unis sont en tête, la France à la traîne.

Les énergies renouvelables se portent bien. Merci pour elles. Malgré les discours pessimistes et parfois alarmistes, on constate que les investissements ont augmenté de 600% depuis 2004, une croissance qui ne se dément pas en ces temps de crise avec 6,5% pour l'année 2011. Au total, c'est 200 milliard d'euros qui ont été investis l'année dernière pour une capacité de 83,5 GW. « La capacité de production des technologies renouvelables représente désormais 565GW, soit près de 50% de plus que le puissance électronuclaire installée en 2011 » estiment même les auteurs de l'étude. De quoi espérer.

Si on s'intéresse de plus près à la répartition de ces investissements on constate qu'ils sont avant tout le lot des pays développés (95% uniquement pour les pays de G20). Tour d'horizon.

Etats-Unis

Avec 36 milliards d'euros investis, les Etats-Unis sont en tête du classement. C'est l'éolien qui a surtout les faveurs des investisseurs, avec 6 800MW installés, portant la capacité de production du parc américain à 47 000 MW. L'étude note cependant que cet élan pourrait être coupé en 2013, date où les exonérations devraient expirer.

Chine

Malgré sa deuxième place, la Chine reste un grand acteur des énergies renouvelables. Particulièrement ambitieuse sur l'éolien avec un objectif de 140 000 MW installés à l'horizon 2020 (63 000 aujourd'hui), elle a investi 34 milliards d'euros en 2011.

Europe

En dépit d'une crise qui l'a touchée de plein fouet, l'Europe fait plus que bonne figure. Avec 75 milliards d'euros investis elle reste la zone la plus attractive. L'Allemagne et l'Italie font figure de bons élèves avec respectivement 23 et 21 milliards de placements. La France est loin derrière avec 3 milliards d'euros investis (malgré une hausse de 36%). En restant focalisée sur le solaire (80% des investissements en 2011), l'hexagone a pris de retard sur l'éolien quand d'autres, comme le Danemark ou le Royaume-Uni surfent sur cette vague.

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