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Des cravates montrent les vices du capitalisme au musée
Entrer dans le musée du capitalisme pour en sortir
Société

Entrer dans le musée du capitalisme pour en sortir

18 Juil 2017

Le capitalisme a son propre musée… à obsolescence programmée ! Il est ouvert à Oakland (Californie) jusqu’au 20 août.

Dans ce ‘pop-up museum’ à entrée gratuite, les œuvres d’une soixantaine d’artistes se succèdent pour satiriser le système économique le plus répandu au monde. On y trouve par exemple le collectif danois Superflex et ses drapeaux de banques ayant fait faillite en 2008, ou Rimini Protokoll, un groupe berlinois qui propose des tickets pour une performance du capitalisme en direct : la réunion d’actionnaires de l’automobile.

Une alternative au système dominant

En imaginant un monde ou le capitalisme aurait disparu, les créateurs Furstnau et Steves, qui constituent le collectif FICTILIS à l’origine de l’initiative, souhaitent offrir un autre regard sur l’histoire, la philosophie et l’héritage du capitalisme. Se voulant constructif et non seulement dénonciateur, le musée met en avant des individus et communautés qui résistent au capitalisme autour du monde, espérant que ces alternatives puissent servir d’inspiration aux générations futures.

Le serpent qui se mord la queue

Prisonnier inévitable du système qu’il critique, le musée saisit chaque occasion d’être sarcastique : la boutique souvenir est ainsi labellisée comme une « reconstitution d’une boutique souvenir d’un musée du début du 21ème siècle ».

Les organisateurs jonglent aussi avec l’histoire du lieu. Le musée a investi un espace commercial resté vide depuis la crise financière, en partenariat avec le Jack London Improvement District, une ONG ayant pour but d’améliorer la qualité de vie du quartier… et son développement économique. Pour les créateurs, c’est une manière de jouer avec les frontières du capitalisme, ce qui est à l’intérieur et à l’extérieur de l’exposition : « La sortie du Musée du Capitalisme est l’entrée vers le vrai musée du capitalisme.« 

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