Connexion
newsletter
CONNECT & FOLLOW

Fake-news : les médias disent stop !

07 Fév 2017

Fake news Google Facebook média

Après une campagne américaine placée sous le signe de la désinformation, les géants du web et médias ont décidé de s’emparer du problème qui met à mal nos démocraties et le débat public.

Les campagnes présidentielles sont de véritables batailles où tous les coups, ou presque, sont permis. Et à l’aune des réseaux sociaux, le nouvel outil de propagande choisi par les détracteurs de tel ou tel candidat, semble être celui de la désinformation. Un problème que les medias ont décidé de prendre à bras le corps. Le Monde, Libération et Les Echos ont mis en place leur propre outil de veille afin de rassurer le lecteur. Le Décodeur, mis en place par le journal Le Monde début janvier, précise également si le media à l’origine d’un article est satirique ou parodique par exemple. À l’étranger, CNN et la BBC viennent, elles aussi, de créer leur propre cellule dédiée à la lutte contre la désinformation et d’engager des experts dans ce secteur. Un chemin où s’engagent également les géants du web. Une nécessité à l’époque où 71%* des internautes avouent s’informer sur les réseaux sociaux.

Lire aussi: Cybersécurité nationale: vers un permis de surfer?

Google, Facebook : la contre-attaque !

Google News Lab et Firt Draft News ont annoncé, lundi dernier, la sortie de CrossCheck, en partenariat avec 16 rédactions. À partir du 27 février prochain et jusqu’à la fin de la campagne présidentielle française, les lecteurs pourront signaler un article qui leur paraît suspect via la plateforme CrossChek. Les partenaires du projet lancé par Google, vérifieront alors l’exactitude des propos. En cas de « fake-news », un logo sera apposé sur l’article.

Après les Etats-Unis et l’Allemagne, Facebook a également décidé de tester son propre outil de veille informationnelle en France d’ici la fin du mois. En plus d’un pictogramme accolé à l’article remis en cause, les sites auteurs des publications falsifiées « auront une visibilité réduite sur les réseaux sociaux » explique Edouard Brand, directeur partenaire média de Facebook. Mais ils ne seront pas bloqués pour autant. Des mesures jugées trop douces par certains médias qui appellent à une fermeture pure et simple de tels sites qui remettent l’intégrité journalistique en question.

Ne manquez pas notre enquête sur les innovations à l’œuvre dans la campagne présidentielle 2017, à paraître dans notre numéro du mois de mars !

* étude de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et du Conseil général de l’économie (2016)

 

 

Ajoutez votre commentaire

*