Jusqu’ici la relation entre l’administration Obama et le thème du réchauffement climatique avait tout du rendez-vous manqué. Les choses pourraient cependant changer dès mardi : le Président américain prononcera en effet un discours annoncé comme fondateur sur le sujet.

Depuis son élection la politique environnementale de Barack Obama a été pour le moins contradictoire. S’il s’est bien démarqué de son prédécesseur en acceptant la réalité du réchauffement climatique, son engagement pour les gaz de schiste ou encore le très controversé pipeline de Keystone a contribué à repousser ses discours vertueux dans le seul champ de la théorie. Il semblerait cependant que le Président américain ait enfin décidé de passer à l’action. Malgré un Congrès Républicain globalement hostile à toute politique pro-environnementale, le moment semble en effet propice :
– dans son deuxième et dernier mandat, il n’a plus rien à perdre politiquement et commence à penser à l’héritage qu’il laissera,
– la population américaine, marquée par des catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes (Sandy, sécheresses, tornades dans l’Oklahoma…), subit de plein fouet les effets du réchauffement climatique.

Dans sa vidéo hebdomadaire, Barack Obama annonce la couleur : « Ce mardi, à l’Université de Georgetown (Washington), j’exposerai ma vision de ce que nous devons faire : un plan national de réduction de la pollution carbone, préparer notre pays aux impacts du réchauffement climatique, et mener les efforts pour le combattre ». Si rien de concret n’a encore filtré, Heather Zichal, sa conseillère climatique, ainsi que des sources proches du dossier donnent quelques pistes :
– Réduire drastiquement les émission des centrales électriques existantes qui représentent 40% de l’empreinte carbone du pays.
– Accélérer le développement d’énergies renouvelables sur le territoire fédéral.
– Augmenter l’efficacité énergétique des bâtiments industriels, publics et privés.
– Prendre des mesures pour préparer les villes et populations aux catastrophes naturelles induites par le réchauffements climatique.

Une « vision » certes tardive, mais bienvenue, qui devra vite se traduire dans les faits pour ne pas rejoindre le cimetière des promesses non tenues. Le temps presse.

 

Ajouter un commentaire

*

Archives