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La CPI fait la Cour à l’environnement!

19 Sep 2016

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Installée aux Pays-Bas, la Cour pénale internationale juge les crimes de génocide, contre l’humanité, de guerre et d’agression depuis 1998. Le 15 septembre dernier, elle a ajouté à sa liste de prérogative le crime contre l’environnement.

Désormais dirigeants d’entreprise et politiques pourront être jugés devant la Cour pénale internationale pour exploitation illégale des ressources naturelles et dépossessions foncières illicites. Une preuve que la « CPI s’adapte aux nouvelles dynamiques de conflits » se réjouit Adèle Harrison, membre de l’ONG Global Witness. Le soutien à des programmes illégaux de vente de terrain ou l’usage de la violence pour déloger les populations pourront, par exemple, être retenus comme crime contre l’environnement. « L’âge de l’impunité arrive à sa fin » estime la directrice de Global Witness, Gillian Caldwell, pour qui « l’aide de la CPI pourrait permettre d’améliorer la vie de milliers de personnes et de protéger les écosystèmes dans un état critique. »

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Mourir pour sa terre
Il y a en effet urgence : selon l’ONG, trois personnes sont tuées chaque semaine pour avoir défendu leur terre. Avec en première ligne, les conflits liés à l’exploitation extra-minière et à l’agrobusiness. Le premier dossier que la Cour devrait examiner est celui d’un groupe de cambodgiens qui avait porté plainte, au niveau nationale, pour saisie illicite de leur terre. Déboutés, ils s’étaient alors tournés vers la CPI en 2014 sans réel espoir. Mais la décision de la Cour leur ouvre de nouvelles perspectives.

Désormais, face à des gouvernements ou des entreprises peu scrupuleuses, l’environnement et les populations qui en dépendent ne sont plus seuls !