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La croissance s’écrit au féminin

11 Mar 2013

Une étude de Women Equity (Nov. 2012) portant sur 40 000 PME françaises fait le point sur les performances des femmes chef d’entreprise. Résultat, en dépit des embûches, elles s’en sortent globalement mieux que les hommes.

Malgré de très bons fondamentaux (un taux d’activité des femmes âgées de 25 à 49 ans supérieur à 80% et un taux de détention de diplômes élevé : 60%), la France ne se situe, en 2012, qu’au 62e rang mondial, relativement à la contribution des femmes à l’économie du pays. L’absence des femmes se fait particulièrement sentir dans les postes de direction : alors que les PME représentent les 2/3 des emplois en France, 52% d’entre elles ne comptent pas de femmes dans leur direction. Et pourtant, les chiffres montrent qu’elles seraient bien inspirées de leur faire une plus grande place.
En 2012, les entreprises dirigées par des femmes ont :
– requis 35% de capital en moins tout en générant 12% de revenus en plus,
– généré un taux de croissance annuel moyen de +115% sur la période 2008-2010
– été plus résilientes face à la crise : -0,6% contre -4,4%

L’étude de Women Equity met en lumière un enjeu que d’autres voix mettent en avant depuis des années. En 2009 déjà, la Commission Européenne estimait qu’une levée de l’ensemble des freins à une égale contribution des femmes, permettrait de faire croître le PIB de l’Union Européenne de 15 à 45% !

Najat Vallaud-Belkacem a déjà annoncé une loi en juin sur les droits des femmes et l'égalité professionnelle (disparités salariales, féminisations des comités exécutifs…). On aurait tort d’y voir un simple enjeu sociétal ou moral. En ces jours de disette économique, impliquer davantage les femmes dans la vie de nos entreprises constituerait un coup de pouce de croissance à coût zéro, qui pourrait se révéler très porteur.

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