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La ruée vers les pôles

13 Jan 2014

20131021-1382359016_01c200faAvec la fonte des glaces, tours opérateurs et pays limitrophes des pôles se prennent à rêver d’un nouvel Eldorado. Glaçant.
Développement du tourisme antarctique, guerre législative et de gros muscles entre les pays du cercle arctique pour s’approprier les réserves en matières premières bientôt délivrées de glaces… c’est à se demander si l’humanité sera jamais capable de faire passer le bien commun à long terme avant les intérêts à très court terme d’une minorité. Retour sur les derniers développements.

Touche pas à mon Arctique
Dans les faits l’Arctique n’appartient à personne. Et pour être précis, jusqu’ici personne n’en voulait. Conformément au droit international, les pays limitrophes peuvent simplement exercer leur souveraineté jusqu’à 200 milles marin de leurs côtes.
Mais depuis ces dernières années, face à la perspective d’un Arctique libéré des glaces, certains s’activent à de nouvelles conquêtes. D’autant que l’Arctique recèlerait dans son sous-sol marin pas moins de 22% des réserves mondiales d’hydrocarbure non découvertes ainsi que de nombreux minerais. Sans compter les nouvelles routes commerciales qui pourraient s’ouvrir. Les tensions diplomatiques ne cessent de monter, notamment entre le Canada et la Russie, pour s’approprier ce magot, dans une danse macabre telle la danse des vautours autour d’une proie agonisante.

Mes vacances en Antarctique
A l’Arctique le commerce, à l’Antarctique le tourisme ! Le continent blanc attire de plus en plus, comme la dernière terre vierge à découvrir. En 1990 on comptait moins de 5000 touristes par an prêt à s’aventurer dans les glaces. On dépasse aujourd’hui les 35 000 par an ! Et ce n’est pas sans risque, comme en témoigne ce bateau russe transportant 53 touristes, prisonnier de glaces du 24 décembre au 2 janvier. Est-ce qu’un tourisme responsable est vraiment possible en Antarctique ? C’est ce que veulent nous faire croire les opérateurs. Est-ce que certains espaces de notre planète ne devraient pas rester vierges de l’influence des hommes ? C’est ce que nous pensons.

Alors quelle solution ? La première chose est de ne pas transiger sur le fait que les zones polaires ne sont à personne. Mais ce ne sera probablement pas suffisant : les intérêts économiques et géopolitiques sont bien trop importants. Alors il faut travailler en amont, mettre en place des alternatives énergétiques qui rendent les hydrocarbures obsolètes, enclencher la grande transition vers un modèle de développement plus durable.
Car une fois les pôles libérés de leurs glaces, il sera hélas déjà trop tard.

 

 

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