Connexion
newsletter
CONNECT & FOLLOW
ministre de la Transition Ecologique et Solidaire
Le ministère de M. Hulot
Société

Le ministère de M. Hulot

18 Mai 2017

Il a finalement sauté le pas, après avoir refusé les avances des trois derniers Présidents de la République. Un gage pour un quinquennat de transition écologie et solidaire ?

Jusqu’ici Emmanuel Macron était loin de faire de l’écologie et de la transition énergétique la pierre angulaire de son programme. Nicolas Hulot n’avait pas d’ailleurs pas manqué de la faire remarquer à plusieurs reprises. « J’ai lu la feuille qu’a envoyée Emmanuel Macron à tous les potentiels électeurs avant le vote de dimanche [7 mai] : il y a une ligne sur la transition écologique. On voit que ce n’est pas une priorité dans son programme, que cela reste une variable. » regrettait-il lors de l’entre deux tours, dans un entretien au Monde. C’est donc un joli coup pour le Président de la République qui s’offre une figure à la fois populaire et emblématique, donnant par sa seule présence au gouvernement, la touche verte qui lui manquait cruellement. Un simple affichage ?

Ministre de la transition écologique et solidaire

Prometteur sur le papier…

On imagine mal M. Hulot s’engager dans cette aventure sans avoir obtenu quelques garanties. L’énoncé de ses nouvelles fonctions le laisse penser :
– il est ministre d’État, numéro 3 du gouvernement,
– son ministère intitulé « de la Transition Écologique et Solidaire » est élargi, comprenant notamment les Transports, mais aussi et surtout l’Énergie.
Emmanuel Macron doit par ailleurs savoir qu’en cas de désaccord, Nicolas Hulot n’hésitera pas à claquer la porte avec fracas. Gageons donc que les deux se sont mis d’accord, notamment sur les sujets sensibles que constituent le nucléaire ou l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

… À confirmer dans les actes !

Nicolas Hulot semble en tout cas préparé à la fonction. Instigateur de Grenelle de l’Environnement, ambassadeur de François Hollande pour l’Environnement dans l’optique de la COP21, il s’est frotté à la négociation, aux arbitrages, bref aux rouages de la chose publique, dont la maîtrise conditionne bien souvent la réussite ou l’échec d’une politique. Il aura fort à faire pour faire entendre la voix de l’écologie face aux impératifs économiques et démontrer que les deux peuvent coexister. Sa volonté de mettre en place une vraie fiscalité écologique risque notamment de faire quelques étincelles avec Bercy.

Espérons que le poids médiatique et politique dont semble jouir le nouveau ministre, lui permettra de nous faire avancer dans cette transition plus que jamais urgente. En attendant les actes : bon courage M. Hulot.

Ajoutez votre commentaire

*