564578-le-representant-des-philippines-naderev-sano-g-et-les-delegues-d-autres-pays-rendent-hommage-aux-vicLa conférence de Varsovie s’est finalement achevée sur un compromis… qui, une fois de plus, ne contente personne. L’horizon d’un accord historique à Paris en 2015 semble s’échapper.

L’adage du négociateur qui veut qu’un bon compromis soit celui « où tout le monde repart frustré, mais de façon équitable » a une nouvelle fois été respecté. Mais que cela a été dur. Il aura en effet fallu attendre samedi, soit 24h après la clôture officielle de la conférence, pour arriver à adopter un texte. Si l’on n’attendait pas des merveilles de cette conférence de Varsovie, elle devait fixer la feuille de route pour aboutir, en 2015, un accord ambitieux qui :
– concerne tous les pays,
– soit légalement contraignant,
– permette de limiter le réchauffement à 2° (contre 4° si l’on poursuit sur la trajectoire actuelle).

L’UE marginalisée
Une nouvelle fois les exigences de l’Europe et des Etats-Unis se sont vues opposer une fin de non recevoir par les pays en voie de développement, Chine et Inde en tête. Ces derniers ont eu beau jeu de mettre les pays industrialisés face à leur promesses non tenues. Mais quand il a fallu aboutir à un accord l’Europe s’est de fait retrouvée hors jeu :
– les Etats-Unis, la Chine et l’Inde se sont réunis sur un coin de table pour tracer les grandes lignes de l’accord,
– sa feuille de route qui prévoyait la remise des « engagements » de chaque pays bien en amont de la conférence de 2015 pour les évaluer et mesurer leur compatibilité avec les objectifs n’a pas été respecté, les engagements devenant de surcroît de simples « contributions ».

A la peine économiquement, l’UE n’arrive pas à peser sur les négociations, en offrant des compensations économiques pour rallier les pays émergents par exemple. La route vers 2015 est encore très longue…

 

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