Des scientifiques du Georgia Institute of Technology (US) ont mis au point une cellule photovoltaïque à base de végétaux et facilement recyclable. Si les performances ne sont pas encore à la hauteur des cellules classiques, la technologie est pleine de promesses

Si l'énergie solaire figure en bonne place dans le développement des énergies renouvelables, le processus de fabrication ainsi que les matériaux utilisés comme le silicium par l'industrie photovoltaïque n'est pas toujours très « vert ». Mais cela pourrait changer rapidement.
L'équipe de scientifiques à l'origine du projet, déjà connue pour avoir développé la première cellule photovoltaïque entièrement fabriquée en plastique a poussé l'innovation, cette fois-ci encore plus loin, en trouvant le moyen de fabriquer une cellule à partir de n'importe quel d'arbre, et même de n'importe quelle plante ! Mais l'avancée la plus spectaculaire réside dans son recyclage : en effet, quand la cellule arrive en fin de vie, il suffit de la tremper dans l'eau. Celle-ci se dissout, facilitant ainsi la séparation et la récupération des autres composants.
« Le développement et la performance des substrats organiques dans la technologie solaire ne cesse de s'améliorer, donnant ainsi aux ingénieurs de nouvelles possibilités pour des applications futures » estime Bernard Kippelen, le directeur du Center for Photonics and Electronics de Georgia Tech. « Mais ces nouvelles cellules organiques doivent être recyclables. Sinon nous ne faisons que déplacer le problème ».

La technologie est encore en phase de recherche. En effet, elle ne permet pour l'heure qu'un taux de conversion de 2,7% contre 15 à 20% pour les cellules classiques. Cependant, l'équipe de chercheurs de Georgia Tech pense pouvoir porter ce taux au-delà des 10% à court terme, en optimisant les propriétés optiques de l'électrode de la cellule. Suffisant pour concurrencer les cellules en silicium ? L'avenir nous le dira.

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