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Les pompiers de New-York à l’heure de l’analyse prédictive

27 Jan 2014

Best Shots of 2004

Les pompiers de New York mettent en place un algorithme pour géolocaliser les incendies susceptibles de se déclarer.
Comme nous vous l’annoncions déjà dans notre dernier numéro (Décisions durables N°17, Analyse prédicative, la fin du hasard ?), l’explosion du Big Data, l’anticipation de l’avenir n’a jamais autant été à portée de main. Nouvel exemple en date : les pompiers de New-York.

Agréger les données
Sur plus d’un million de bâtiments que compte la mégalopole, 3 000 d’entre eux partent en fumée chaque année. Pour lutter plus efficacement contre ce fléau, la municipalité a décidé de prendre un temps d’avance en mettant à profit toutes les données à leur disposition. 60 facteurs ont été retenus, tels que :
– le niveau de pauvreté du quartier,
– l’ancienneté de l’immeuble,
– l’état de son réseau électrique,
– la présence et la localisation des extincteurs,
– ou encore la présence ou non d’un ascenseur.
Des critères nécessaires mais dont les données étaient jusqu’ici très disparates, difficiles à relever et à agréger.

Cibler les inspections
Depuis le mois de juillet, à chaque inspection d’un des 330 000 immeubles de New York (les maisons ne sont pas inspectées), l’ordinateur combine tous les critères relevés et classe l’immeuble en fonction de sa dangerosité. Bientôt, les pompiers new-yorkais disposeront d’une base de données très utile pour anticiper les incendies ou pour implanter des casernes au plus près des zones à risque. « A terme, nous devrions voir le nombre d’incendie diminuer » conclut Jeff Roth, le responsable du projet. « Et les incendies devraient devenir moins importantes ».

Les municipalités et les pouvoirs publics n’attendent pas de juger de l’efficacité du système : ils se saisissent de plus en plus de la donnée avec la volonté de créer de nouveaux services et améliorer la qualité de vie des citoyens. Toutefois, restons vigilants pour que leur utilisation nous emmène bien vers un « mieux-vivre » et non pas vers un « mieux-surveiller ».

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