FRANCE. PAS-DE-CALAIS. LENS. LOUVRE-LENS MUSEUMSi les Français sont historiquement attachés à la culture et à l’exception culturelle française, ils savent qu’elle a un coût. Mais savaient-ils qu’elle était un géant de notre économie ?
Une étude menée conjointement par les ministères de la Culture et de l’Economie met les points sur les i. En effet, on ne disposait pas de chiffres précis sur l’impact de la culture dans notre économie. A l’heure où l’Etat cherche à faire des économies, il s’agit de faire un état des lieux et de déterminer les leviers d’actions permettant d’utiliser pleinement le potentiel de croissance des industrie culturelles et créatives.
11 secteurs sont retenus comme activités purement, partiellement ou indirectement culturelles : spectacle vivant, patrimoine, arts visuels, presse, livre, audiovisuel, publicité, architecture, cinéma, industries de l’image et du son, accès au savoir et à la culture.

Des chiffres éloquents
Selon l’étude, ces 11 secteurs :
– contribuent à hauteur de 104, 5 Md€ à l’économie nationale, soit 3,2% de la richesse du pays,
– emploient près de 700 000 personnes,
– avaient, en 2011, une valeur ajoutée (ou PIB culturel) de 57,8 Mds€. Un chiffre comparable à l’apport de l’industrie agro-alimentaire (60,4Md€), mais 7 fois plus important que l’industrie automobile, 4 fois plus que l’industrie chimique ou l’assurance, et 2 fois plus que les Télécoms !
Et ce, sans compter les secteurs parents qui contribuent au rayonnement culturel de la France comme la mode, la gastronomie, ou le luxe qui apportent de leur côté 40,3 Md€ et un millions d’emplois supplémentaires.

Développement culturel rime avec développement socio-économique
Plus loin, l’étude note une corrélation significative entre l’implantation d’événement culturelle au sein d’une région et son dynamisme économique. Au-delà de son apport « propre », la culture contribuerait donc au développement économique et sociale des territoires.

Depuis 2005 la part de la culture dans la richesse nationale est en baisse constante. En cause : des mutations structurelles et technologiques, un virage du numérique pas très bien abordé, et bien sûr la crise économique. Mais ce rapport montre bien que si la culture a une valeur immatérielle, elle a aussi une valeur concrète et économique qui mérite d’être suivie et encouragée. Les mots « culture » et « richesse » n’ont jamais fait si bon ménage.

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