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L'Inde enfin lancée sur l'autoroute du soleil ?

04 Avr 2013

Une équipe de chercheurs du Gujarat Energy Research and Management Institute (GERMI) propose de recouvrir les autoroutes indiennes d'un toit photovoltaïque. Alors que le prix de panneaux ne cesse de baisser mais que celui de la terre augmente (sans compter les conflits d'usages), l'idée pourrait séduire le gouvernement.

Si l'inde a un objectif chiffré et ambitieux de 20GW d'énergie solaire à l'horizon 2022, le pays ne s'est pas encore doté d'un plan précis pour y parvenir. La solution proposée par les scientifiques du GERMI pourrait permettre de l'atteindre. Pour soutenir ce projet, ils se basent sur un cas d'étude menée à l'aide de simulation d'ordinateur sur 2 autoroutes du Gujarat. A partir de leurs calculs, ils estiment qu'un toit photovoltaïque de 205 km au-dessus de l'autoroute à 4 voies reliant Ahmedabad à Rajkot pourrait générer 104MW. « Nous pouvons penser que ces résultats sont déclinables à l'ensemble des 52 584 km du réseau routier indien de 4 voies ou plus » estiment les chercheurs.
Un potentiel énorme auquel s'ajoute d'autres avantages :
– la plupart des projets photovoltaïques indiens se sont heurtés au problème de la connexion au réseau. Un obstacle que ne devrait pas connaître le projet porté par le GERMI, la plupart des lignes électriques indiennes étant construites parallèlement aux réseau routier. Les problèmes et les coûts de transmissions seraient ainsi considérablement réduits ;
– de nombreux complexes industriels sont construits à proximité des autoroutes et pourraient ainsi bénéficier directement de l'énergie produite ;
– les scientifiques estiment en outre que « l'ombre produite par les panneaux solaires permettrait d'améliorer la performance des véhicules, d'allonger la durée de vie des pneus, tout en réduisant les coûts de maintenance »
– des dizaines de milliers d'emplois (qualifiés et non-qualifiés) pourraient être créés pour la construction.

Si le gouvernement donne son feu vert au projet, les chercheurs devraient tester sa faisabilité sur un tronçon de 1MW. Si l'expérience est concluante, ils imaginent même de l'adapter au réseau ferré. A suivre.