Nikolai Wolfert at borrowing shopAprès le covoiturage, l’échange d’appartement ou encore le crowdfunding, l’économie du partage se décline sous un nouveau mode : les bibliothèques d’objets. Focus sur le Leila Borrowing shop, premier lieu du genre, ouvert depuis juin 2012 à Berlin.

A l’origine du Projet, Nokolai Wolfert. Déçu par la défaite des Verts lors des dernières élections municipales, il décide de faire de la politique. A son niveau. « Ce n’était pas un objectif pour moi d’ouvrir un magasin. j’ai toujours voulu faire quelque chose dans le champ de la politique. L’économie du partage est une bonne idée, mais nous ne devrions pas la laisser se réduire à son seul volet économique » explique-t-il au Guardian. Dont acte.

Plus de 400 riverains s’engagent dans le projet avec pour seul ticket d’entrée : le don d’un objet ou outil personnel à la boutique. Les membres peuvent ensuite tout objet divers et varié :
– de jeux,
– des verres à vin,
– un presse fruit,
– une machine à fumée,
– un unicyle
– etc.
L’emprunt le plus populaire : la perceuse électrique. Pas étonnant selon Nikolai Wolfert, quand on sait que « en moyenne, une perceuse électrique est utilisée 13 minutes dans toute sa durée de vie. Ca n’a aucun sens d’acheter un tel produit. C’est bien plus rentable de le partager ».

Le magasin fonctionne sur la base du volontariat et le loyer est entièrement financé par des dons. Mais Nikolai Wolfert refuse d’y voir une entreprise de philanthropie ou de charité : « c’est simplement plus efficace et plus intelligent » résume-t-il.

Face au succès de cette bibliothèque d’objet, de nombreux projets similaires fleurissent un peu partout dans Berlin et au-delà. Déjà en pointe, Berlin fait un pas de plus pour devenir la capitale européenne de l’économie du partage.

En France, le site Internet sharewizz.com propose un prêt gratuit entre particuliers mais il nous manque ce concept store physique. Certains projets d’urbanisme ou de rénovation prévoient de telles structures, mais aucune n’a encore vu le jour. Voilà pourtant un service peu cher, d’utilité publique et de cohésion sociale. Sans compter son impact environnemental indirect. Le concept vous séduit ?

 

5 commentaires dans “Magasins d’emprunts : la nouvelle mode collaborative”

  1. Le 28/03/2014 à 6:30 , Marie dit:

    Moi j’utilise le site http://www.co-recyclage.com pour donner les objets que je n’utilise plus et pour en récupérer d’autres, simple, pratique et gratuit, c’est pour moi comme une boutique locale de prêts entre voisins pour des livres, vêtements, perceuse puisque tout ce que je récupère je le redonne quand j’ai fini de l’utiliser. Mais une boutique de ce type à Toulouse serait aussi la bienvenue 🙂

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  2. Le 14/04/2014 à 2:05 , Arnaud dit:

    Concept très intéressant! A quand le même genre de magasins en France ?

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  3. Le 22/04/2014 à 12:58 , [pop-up] urbain » Quand nos boutiques seront toutes “collaboratives”… dit:

    […] retiendrons trois modèles bien différents et tous aussi séduisants les uns que les autres : la bibliothèque d’objets à Berlin, le magasin de produits périmés à Boston et le supermarché vraiment collaboratif à […]

    Reply

  4. Le 11/06/2014 à 3:03 , Commerces : quand le collaboratif s’éveillera — [pop-up] urbain dit:

    […] trois modèles bien différents et tous aussi séduisants les uns que les autres : la bibliothèque d’objets à Berlin, le magasin de produits périmés à Boston et le supermarché vraiment collaboratif à […]

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  5. Le 23/05/2015 à 6:44 , L'Etabli dit:

    Et maintenant une initiative similaire en France : la bibliothèque d’objets initiée par L’Etabli, association angevine…
    Celle-ci a pour but de promouvoir des initiatives de l’économie circulaire et commence avec deux projets, une bibliothèque d’objets (outils de jardinage et de bricolage, ustensiles de cuisine, jeux, évènementiel, etc.) et des ateliers en libre service pour réparer et bricoler !

    Plus d’info sur http://www.letabli.org

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