Le Vélib parisien et le Vélo’V lyonnais risquent fort de passer pour des antiquités à côté de Pibal, le vélo en libre service « made in bordeaux » dessiné par Philippe Starck dont le prototype a été présenté mardi.

A Bordeaux, on ne se refuse rien. S’offrir un designer mondialement connu pour réinventer un objet aussi trivial que le vélo de la ville, ce n’est pas donné à tout le monde. Mais pour Philippe Starck, Bordeaux le vaut bien : « depuis un quart de siècle Bordeaux est ma ville d’adoption. Je trouve normal de lui rendre la monnaie de sa pièce » affirme-t-il sur son site Internet. Mais Pibal, c’est d’abord une production des bordelais qui, via le site jeparticipe.bordeaux.fr, étaient invités à imaginer le vélo urbain idéal de demain. C’est à partir de leurs recommandations que Starck a commencé à travailler sur ce nouveau design. Alors il la joue modeste : « ce n’est pas une oeuvre de designer mais de citoyens de Bordeaux qui ont répondu à un questionnaire et donné leurs idées ».

Plus qu’un vélo, une anguille
Pibal, dans le sud-ouest, est le nom donné aux alevins d’anguilles. Starck explique : « ce vélo est rustique, il n’a que l’élégance de son honnêteté. Comme la pibale, il se déplace avec harmonie ». En effet, sous ses apparences plutôt classiques, ce vélo est un véritable tout terrain qui permet non seulement de pédaler mais aussi de patiner, comme sur une trottinette, pour traverser les rues piétonnes grâce à son repose pied bas et élargi sur lequel est imprimé un plan de la ville. Autre nouveauté : il est équipé d’un porte bagage qui permet de transporter un enfant.

Un poids plume qui vaut son pesant d’or
Pibal, c’est un vélo :
– fabriqué par Peugeot,
– en aluminium,
– qui pèse seulement 16 kilos (quand le Vélib ou le Vélo’V en pèsent 22),
– doté de pneus jaunes à bande réfléchissante et d’une dynamo pour la nuit.
Des qualités qui justifient son prix élevé (420€ par vélo) qui n’empêchera cependant pas la Mairie de les proposer gratuitement aux bordelais. Les 300 premiers exemplaires seront mis en service en septembre 2013, puis d’autres seront ajoutés au fur et à mesure jusqu’à la fin de l’année pour atteindre 3 500 vélos.
Nul doute que les bordelais ont hâte.

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