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Quand l’Homme tue la planète

27 Oct 2016

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Le 11ème rapport « Planète vivante » publié par le Fonds mondial pour la nature dresse un bilan alarmant. En 40 ans, plus de la moitié des vertébrés ont disparu de la planète. Si l’homme ne modifie pas son comportement, il pourrait bien figurer sur cette liste un jour.

L’étude menée tous les deux ans en collaboration avec la Zoological Society of London et l’ONG Global Footprint Network se basent sur deux critères pour mener son évaluation :
– l’abondance de la biodiversité : suivi des effectifs de 14 152 populations appartenant à 3 706 espèces différentes.
– l’empreinte écologique de l’homme : sa consommation de « capital terre ».

L’homme : bourreau de lui-même
Constat sans appel, les deux indicateurs sont dans le rouge. Entre 1970 et 2012, le nombre de vertébrés a chuté de 58%. Si la situation perdure, ce chiffre pourrait même atteindre les 67% d’ici 2020. Dans les milieux marins, cet effondrement avoisine même les 81%. Cette situation « matérialise la sixième extinction des espèces […] dont nous sommes partiellement responsables » souligne Pascal Canfin, directeur général de WWF France.
L’agriculture, la déforestation et l’urbanisation modifient et détruisent l’habitat des espèces. Arnaud Gauffier, responsable du programme agriculture chez WWF, précise qu’à « elle seule, l’agriculture occupe un tiers de la surface terrestre et cause 80% de la déforestation mondiale. » Pourtant, « «si tout le monde réduisait d’une demi portion sa consommation de protéines animales tout en augmentant sa consommation de légumineuse et de céréale, nous pourrions baisser de 25% les émissions de GES liées à l’alimentation. »

Lire aussi: L’écotourisme au secours des espèces menacées

1,6 planète consommée par an
Le deuxième indice témoigne, quant à lui, de l’influence de l’homme sur la planète. Cette année encore, l’espèce humaine a consommé plus de ressources que la planète en fournit chaque année. Depuis le 8 août dernier, les hommes vivent sur les réserves de la Terre. Mais ces dernières ne sont pas intarissables et « le franchissement du seuil de biocapacité de la terre n’a qu’une durée limitée » rappelle Pascal Canfin. Il devient urgent de limiter les émissions de CO2, principales responsables de cette surconsommation. Sans renier les évolutions de notre société, Pascal Canfin prône « l’invention d’un nouveau modèle de développement ».

 

 

2 commentaires
  1. Et pourquoi ne pas compter les humains dans les vertébrés ? Il n’est jamais question de surpopulation alors qu’il parait évident que c’est la cause première. 1,6 planète consommée par an signifie 60% d’humains en trop ! C’est à ce problème qu’il faudrait s’attaquer.

    1. Bonjour et merci pour votre commentaire. Les problèmes sont nombreux et chacun d’entre nous doit réfléchir aux actions qu’il peut mettre en place pour y remédier. Le premier pas est sans doute celui de la prise de conscience.

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