Connexion
newsletter
CONNECT & FOLLOW

Quelqu’un pour sauver l’Antarctique ?

04 Nov 2013

765127-membres-convention-conservation-faune-floreLes négociations internationales visant à mettre en place de vastes réserves marines ont une nouvelle fois échoué. Une impasse diplomatique qui met en péril la dernière étendue maritime vierge de la planète.

On a parfois le sentiment que l’homme n’apprendra jamais de ses erreurs. Non content d’avoir surexploité les ressources de la planète (avec le résultat que l’on connaît), le voilà donc prêt à venir perturber et souiller les dernières zones du globe qui échappaient encore à son emprise. Au risque de dérégler, une fois pour toute, son équilibre fragile.

« J’accuse »… la Russie et la Chine
Créée en 1982, la CCAMLR (Commission for the Conservation of Antartic Marine Living Ressources) comprend 24 états plus l’Union Européenne. Elle a pour mission de gérer les ressource de la région. Mais force est de constater qu’elle est aujourd’hui dans l’impasse :
– c’est le troisième échec des négociations depuis 2012,
– la Russie a d’ores et déjà soulevé des questions juridiques mettant en doute le droit de la CCAMLR à créer des zones protégées, dans l’éventualité d’une décision allant à l’encontre de ses intérêts.

2 propositions était sur la table (Cf. Infographie ci-dessous) :
– celle portée par les Etats-unis et la Nouvelle-Zélande prévoyait une zone protégée de 1,25 millions de km2 sur la façade Pacifique (mer de Ross),
– celle portée par l’Australie et l’UE proposait un sanctuaire de 1,6 millions de m2 côté océan Indien.

title

Aucune n’a trouvé grâce aux yeux de la Russie, de l’Ukraine et de la Chine, soucieuses de préserver leurs intérêts liés à la pêche. Il se dit en coulisse que cette dernière aurait pu avoir une oreille attentive pour la proposition américaine, mais juge inacceptable celle de l’UE et de l’Australie. Murray McCully, le ministre des Affaires Etrangères néo-zélandais, veut cependant y voir des points positifs : « le projet d’Aire Marine Protégée (AMP) en mer de Ross a continué de rassembler des soutiens lors de la réunion de la CCAMLR cette année à Hobart. Obtenir l’accord de chaque pays a toujours été un défi, mais l’élan grandissant en faveur de cette proposition donne de vraies raisons d’espérer que les derniers membres réfractaires finiront par donner leur accord ».

Du côté des ONG c’est la consternation face à cette « interférence des intérêts économiques et politiques dans la protection des océans » et ce, alors que « les fondements scientifiques justifiant la création de ses réserves sont incontestables » estime Andrea Kavanagh, de Pew Charitable Trusts. Le prochain sommet est prévu pour l’automne 2014. Le rendez-vous de la dernière chance ?

 

Ajoutez votre commentaire

*