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« Sans Adieu » : éloge des paysans du Forez
Société

« Sans Adieu » : éloge des paysans du Forez

18 Oct 2017

Le documentaire, qui se présente comme une galerie de portraits de paysans, sera en salles à partir du 25 octobre 2017. Avant-goût d’un film chargé d’émotions.

Présenté à Cannes par l’ACID (Association du cinéma indépendant pour sa diffusion) en mai 2017, le film est en parfaite antonymie avec le lieu : la paille remplace les paillettes, la boue les tapis rouges, et à la place de yachts, des champs à perte de vue. Une façon de rappeler que le monde rural existe, et résiste.

Ce documentaire dresse le portrait d’hommes et de femmes amoureux de leur campagne du Forez. « Des paysans ballotés au rythme des politiques agricoles successives et qui vivent entre deux mondes : celui d’hier, dans lequel ils sont profondément ancrés, et celui d’aujourd’hui dont ils ont du mal à comprendre le sens bien qu’ils en soient parfaitement informés », raconte Christophe Agou, le réalisateur. Cet enfant du pays rend hommage au courage de ces paysans dans un film poignant, rempli de tendresse et de poésie. Une façon pour lui de « les relier à notre monde à nous ».

Enfants de campagne

Malade, le réalisateur décède juste après la fin du montage. Pierre Vinour, le producteur, décide de porter ce projet à terme et lance une campagne de crowdfunding. Quand Franck Dondainas, président de la société immobilière Quartus, entend parler du film, les souvenirs abondent : « Claudette, c’est la Perrine de mon enfance ; la seule qui avait le téléphone à Saint-Amant-Roche-Savine, quand j’étais en vacances chez mes grands-parents ». Il décide d’investir dans cet éloge qui représente « [s]es valeurs, [s]on ADN ». Le film est donc chargé de sens, tant dans les histoires qu’il raconte que dans l’histoire de ceux qui l’ont réalisé. Une synergie d’acteurs engagés pour porter la voix des témoins d’un monde qui s’éteint dans le silence, sans adieu.

Synopsis : Dans sa ferme du Forez, à l’est du Massif Central, Claudette, 75 ans, se bat pour rester digne face à une société qui n’a plus grand-chose à faire d’elle, et dont elle a du mal à accepter et à suivre l’évolution. Le monde moderne avale chaque jour un peu plus ses terres, ses bêtes et celles de ses voisins. Comme elle, Jean, Christiane, Jean-Clément, Raymond, Mathilde et tous les autres résistent et luttent au quotidien pour préserver leurs biens… leur vie.

Photo à la une : © Christophe Agou

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