Connexion
newsletter
CONNECT & FOLLOW

Solar-Jet : le Graal des énergies renouvelables ?

12 Mai 2014

id35344Une équipe de chercheurs et d’industriels européens a réussi à créer un « kérosène vert » à partir des rayons du soleil, de gaz carbonique et d’eau. Le premier pas vers une énergie renouvelable constante et performante ?

Nous connaissons tous les failles des énergies renouvelables (intermittence, puissance insuffisante, coût…) ainsi que celles des biocarburants (mobilisation de terres agricoles, déforestation…). Solar Jet pourrait remédier à tous ces problèmes en produisant un hydrocarbure via une réaction chimique avec pour seule ressource le soleil, l’eau et le CO2.

Comment ça marche ?
Au sein d’un réacteur solaire où la température monte jusqu’à 700°C, l’eau et le CO2 se décomposent simultanément pour produire un mélange de monoxyde de carbone et d’hydrogène. Ce gaz synthétique est ensuite transformé en hydrocarbure via un procédé connu sous le nom de Fischer-Tropsch. Pour l’heure, seules une très petite quantité de carburant a pu être produite (2,8g), mais les chercheurs sont confiants : « l’efficacité du réacteur va progresser quand sa taille augmentera, car moins de chaleur sera perdue » estime Andreas Sizmann, l’un des coordinateurs du projet. A terme, un réacteur pourrait produire jusqu’à 20 000 litres de carburant par jour, avec la possibilité de produire aussi bien du diesel que du gasoil ou de l’hydrogène.

Un miracle à confirmer
Neutre en carbone, ce nouveau carburant offre donc de belles possibilités : une énergie renouvelable à la demande, accessible économiquement et adaptée à de nombreuses applications. Maire Geogegan-Quinn, commissaire européenne qui suit le projet est enthousiaste : « Cette technologie signifie que nous pourrions un jour produire un carburant plus propre, adapté à l’avion, aux voitures et à toutes sortes de transports. Cela pourrait améliorer considérablement notre sécurité énergétique tout en transformant l’un de principaux gaz à effet de serre, en une ressource utile ».

Financé par la Commission européenne, le projet doit maintenant démontrer sa viabilité économique de la technologie. Si cette quête s’avère concluante, l’industrialisation du procédé suivra naturellement. Verdict en mai 2015.

Ajoutez votre commentaire

*