Toulouse: 100% d'électricité propre éclaire public

Connue comme le centre de l’industrie aéronautique et spatiale française, Toulouse pourrait également devenir un exemple en matière d’électricité verte. Depuis 2014, la ville rose affiche clairement son ambition : 100% d’électricité propre pour son éclairage public. Et ce n’est qu’un début…

En 2014 déjà, Emilion Esnault, conseiller municipal de l’époque, n’hésitait pas à rappeler que «60% des besoins en éclairage public de la ville » provenaient d’énergies propres grâce à :
– deux centrales hydroélectriques,
– la ferme photovoltaïque de Pech David.
Aujourd’hui, ce taux s’élève à 83% ! Les conséquences d’une politique active de réduction de la consommation axée « aussi bien sur l’instauration de bonnes pratiques que par la modernisation des équipements » explique Emilion Esnault. Résultat : la ville a enregistré une baisse de 4MWh de consommation de ses éclairages publics en deux ans et s’attend à un nouveau recul cette année. Par effet mécanique, la part d’énergie propre dans l’approvisionnement l’éclairage public croît inévitablement. Mais Toulouse voit déjà plus loin !

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Encore plus, toujours plus !

La municipalité revend son électricité à Enedis, ce qui lui permet de récupérer 500 000 euros par an. Une somme qu’elle peut réinvestir dans de nouvelles installations énergétiques. Car pour atteindre 100% d’électricité propre, Toulouse aura besoin de trouver davantage de ressources propres. Avec ses conditions climatiques et un taux d’ensoleillement généreux, le solaire fait figure de solution idoine. Encore en cours d’étude, l’installation d’une nouvelle ferme photovoltaïque est en discussion. Sa production « se mesurerait en GWh » précise Emilion Esnault.
En cas de réussite, ce projet permettrait à la ville rose de dépasser ses objectifs et d’inscrire l’électricité verte dans « la consommation globale de la ville » ajoute le conseiller municipal, et non plus uniquement dans sa partie publique.

Lors de la COP21, les villes s’étaient engagées à lutter contre le réchauffement climatique et à contribuer au développement d’un mix énergétique plus propre. Toulouse semble bien déterminée à tenir parole.

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