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Si les années dopage semblent passées, le Tour a encore bien des efforts à faire sur son impact environnemental… même si quelques actions intéressantes commencent à se mettre en place.

Le Tour de France c’est :
– le 3e événement sportif mondial,
– près de 200 coureurs,
– des centaines de voitures suiveuses, camions techniques, bus, motos, un hélicoptère…
– plus de 10 millions de spectateurs sur les routes, se déplaçant en camping-car et en voiture,
– voyageant sur des dizaines de milliers de kilomètres.
On imagine l’impact en terme de déchets ou d’émissions de CO2 d’un tel événement !

Prise de conscience
La première prise de conscience de l’impact environnemental du Tour a certainement eu lieu en 2009 sur les pentes du Mont Ventoux. Cette année-là, les 500 000 personnes venues encourager les coureurs laissent derrière elles :
– 20 tonnes de déchets,
– 30 000 bouteilles plastiques,
– et 20 000 cannettes.
C’est à partir de ce moment, que la société organisatrice du Tour de France (ASO) a signé un partenariat avec l’Agence régionale du développement durable de Midi-Pyrennées (Arpe) pour déployer un dispositif de gestion des déchets sur l’ensemble de étapes de montagne. « Dans les cols il y a une concentration du public qui produit énormément de déchets d’alimentation, de boissons. Certains arrivent même bien avant l’étape du Tour, donc nous sensibilisons ces campeurs au respect de la montagne mais nous leur demandons aussi d’imaginer ce qui cela leur ferait s’ils arrivaient sur une étape et que les prédécesseurs aient laissé l’endroit sale » explique Gérard Poujade Président de l’Arpe. Et ça marche : en 2013, « les collectivités ont constaté que le lendemain du passage du peloton, les cols étaient propres » se réjouit-il.

Les actions pour 2014
Cette année, l’organisation du Tour a mis en place un dispositif de protection de l’environnement reposant sur 3 piliers :
1. Promotion de la biodiversité
– Diffusion d’un clip en début de direct concernant la faune et la flore traversées par les coureurs.
– Charte de bonne conduite édictée par le Museum nationale d’Histoire naturelle, et promue par le Tour de France.
– Bernard Hinault, dernier vainqueur français du Tour de France dit « le blaireau » est l’ambassadeur de cette biodiversité.
– Réalisation par le cabinet d’expertise Biotope d’une expertise sur l’impact du passage du Tour, sur les zones Natura 2000 traversées. 105 sites traversés en 2014.
2. Réduction de l’empreinte du Tour
– Ramassage, tri et recyclage pendant toute la durée de la course.
– Distribution de 25 000 sacs au spectateurs et sensibilisation des spectateurs et campeurs.
– Pour les coureurs : mise en place de 2 zones de collecte à chaque étape, clairement identifiées et nettoyées par l’organisation. Les maillots de leaders sont équipés de poches spécialement conçues pour les déchets.
– Dématérialisation : utilisation de plus en plus limitée du papier.
– Réduction progressive du nombre de véhicules, transports alternatifs (navettes, télésièges…), incitation au covoiturage, formation à l’éco-conduite pour les pilotes moto et auto du Tour de France, limitation de la vitesse à 80km/h sur la route du Tour.
3. Promotion du vélo dans la ville
– Création de la Fête du Tour (trentaine d’événements sur le territoire) pour donner goût au vélo
– Pour 2015, mise en place de l’événement « Le vélo dans la Ville » : promotion du vélo dans la ville en collaboration avec les villes étapes.

Et maintenant ?
Les prochaines étapes vers un Tour de France plus durable passeront certainement par le passage à la mobilité électrique pour l’ensemble de la caravane du Tour ainsi que la mise en place d’un Bilan carbone, même si celui-ci s’avère difficile à mettre en place, compte tenu de l’extrême diversité des facteurs d’émission directe ou indirecte.

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