Matrix seraphinLes wearable technologies, ces objets connectés qui nous accompagnent de plus en plus chaque jour, sont en plein boom. Et avec eux, la recherche visant à utiliser l’énergie de notre corps pour augmenter leur autonomie.

Smartphones, montres connectées, Google glass, podomètres… l’électronique nous suit partout. Mais comment résoudre le problème de l’autonomie de leurs batteries ? Et si on utilisait une énergie renouvelable insoupçonnée : la nôtre ? Une idée qui a déjà fait son petit bout de chemin. On pense notamment :
– au générateur personnel d’énergie NPower PEG commercialisé par la société américaine Tremont Electric en juillet 2009 ; un cylindre de 255 g qui collecte l’énergie cinétique générée par une personne, que ce soit en marchant, en courant ou à vélo ;
– à cette chaussure développée en mars 2012 par des chercheurs italiens qui permet, après une marche de 2 ou 3 h, la recharge d’un téléphone portable à 25%.

Entre réalité… et science-fiction
Mais ces technologies reposent encore sur des objets physiques qu’il faut avoir avec soi. L’avenir : des petites puces collées à même notre peau devront récupérer la chaleur de notre corps pour la transformer en énergie. On estime qu’au repos, la chaleur humaine dégage une puissance comprise entre 80 et 100 W. La recherche textile avance également beaucoup sur le sujet.
Encore plus loin : utiliser l’énergie générée par notre cœur. Des chercheurs américains travaillent sur un implant à base de nanomatériaux qui permettrait de collecter assez d’énergie pour alimenter en continu des objets comme les pacemakers. Aujourd’hui, ils nécessitent une nouvelle opération tous les 10 ans environ. Cette technologie améliorera considérablement leur durée de vie ainsi que celle des malades. Le système récoltera des informations physiologiques précieuses sur l’état du patient et les transmettra à son Smartphone afin de rendre le suivi médical encore plus précis.

Alors demain tous des piles ? C’est une solution d’appoint qui devrait continuer à se développer avec l’essor des objets connectés. Espérons simplement que ce ne sont pas les prémisses d’un scénario à la Matrix, où les machines ont pris le pas sur les humains et les utilisent comme carburant…

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