WildLeaks, la première plateforme internationale pour les lanceurs d'alerte de l'environnement

WildLeaks met chacun à contribution pour être une sentinelle de son environnement et dénoncer les mauvaises pratiques.

WildLeaks permet à tout ceux qui sont témoins de crimes environnementaux de les dénoncer de manière anonyme. Et de mettre ainsi à jour de vastes réseaux mafieux.
Après le trafic de stupéfiants, la contrefaçon et le trafic d’être humains, les crimes environnementaux représentent la 4e grande criminalité de dimension transnationale. Un « marché » qui génère chaque année pas moins de 17 milliards d’euros. Une somme faramineuse qui alimente le marché noir, la corruption et même les réseaux terroristes. L’enjeu dépasse donc de loin le simple cadre environnemental.

Lanceurs d’alertes de l’environnement

Lancé cette année par l’ONG californienne Elephant Action League (EAL), WildLeaks a pour ambition de lutter contre ce fléau. Grâce à un système informatique sophistiqué, elle garantit l’anonymat des lanceurs d’alerte. Une condition nécessaire pour le succès du réseau bien qu’elle nécessite un important travail de vérification par la suite.
Contrairement à son grand frère WikiLeaks¹, WildLeaks n’a cependant pas vocation à rendre publiques toutes les informations qu’il collecte. Elles peuvent en effet servir à :
– démarrer une enquête portée par une ONG,
– alimenter un média d’investigation,
– ou encore à saisir un organisme gouvernemental afin qu’il lance une procédure judiciaire.

A ce jour, WildLeaks affirme avoir reçu une trentaine de fuites qualifiées de « sérieuses », allant de la déforestation en Sibérie au trafic de chimpanzé au Liberia. Plus récemment, un tuyau intéressant leur serait parvenu concernant un grand réseau de trafic d’ivoire au Kenya, mené par une figure influente, proche du gouvernement.

Alors, demain tous gendarmes de l’environnement ?

¹WikiLeaks est une plateforme lancée en 2007 par Julian Assange, invitant toute personne à communiquer des informations compromettantes auxquelles elle aurait accès sur une entreprise ou un Etat. Parmi les « Leaks » majeures à son actif : des crimes de guerres de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan ou encore les fuites sur les câbles diplomatiques en 2010.

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