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Le grand rendez-vous de l’immobilier bas carbone revient pour une 4è édition
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Le grand rendez-vous de l’immobilier bas carbone revient pour une 4è édition

31 Juil 2025

Le Salon de l’immobilier bas carbone (SIBCA), événement incontournable de la transition écologique de la profession, s’installe au Grand Palais à Paris du 3 au 5 septembre prochain. Organisée conjointement par SIBCA Events et l’Association BBCA, cette édition met à l’honneur la Guyane, territoire coup de cœur, ainsi que quatre thématiques clés : la rénovation et la régénération du patrimoine, la logistique, le hors-site, et la biodiversité. 

Par Laurie Bruno

« Construire ensemble et aller plus loin »

Près de 12 500 professionnels, dont 200 exposants et 320 intervenants, vont investir les allées du SIBCA durant trois jours. Un temps fort qui réunit toute la chaîne de valeur du secteur, de la maîtrise d’ouvrage publique et privée à la maîtrise d’œuvre, mais aussi architectes, investisseurs, bureaux d’études, jusqu’aux start-up. « Chacun vient rencontrer l’autre pour construire ensemble et aller plus loin », explique Férielle Deriche, directrice du SIBCA, rencontrée en amont. 

Un grand rendez-vous dans l’écrin du Grand Palais, récemment rénové, pour ouvrir un dialogue constructif entre des acteurs aux intérêts divergents, mais avec un engagement commun : bâtir un avenir bas carbone, résilient, confortable et vivant.

Près de 60 nouvelles solutions sont attendues sur le salon, à l’image de Bricawood, une petite entreprise française qui propose des briques en bois à assembler pour construire sa maison bas carbone, ou H2 Gremm, une jeune pousse bretonne qui a mis au point une solution à base d’hydrogène pour produire sa propre électricité.

Concilier transition écologique et urgence sociale

L’immobilier bas carbone, accessible et durable, peut aussi être un levier face à la crise du logement en France. C’est même l’un des engagements forts du salon. « Je me bats pour le logement », affirme Férielle Deriche, déplorant le nombre croissant d’étudiants sans toit.

Férielle Deriche est la directrice du SIBCA.

Elle cite à ce titre l’atelier Murmure, qui développe des lieux solidaires et créatifs en connectant des structures à utilité sociale et écologique et des propriétaires fonciers. Un projet porté notamment par Iswann Ali Benali. « Elle travaille sur la réutilisation des bureaux vacants, et milite pour que chacun ait un toit sain, prouvant que faire du bas carbone n’est pas forcément plus cher », argumente la cheffe d’orchestre du salon.

« Personne ne freine, au contraire, ils redoublent d’efforts pour faire avancer les choses. Cela me rend très fière »

Férielle Deriche, directrice du SIBCA

Dans un contexte politique instable, où la réglementation évolue rapidement et sur fond de crise économique globale, les 150 conférences et débats dédiés à l’immobilier bas carbone durant ces trois jours prouvent que certains restent déterminés à faire bouger les lignes. « Personne ne freine, au contraire, ils redoublent d’efforts pour faire avancer les choses. Cela me rend très fière », sourit Férielle Deriche.

Une vitrine française à l’échelle mondiale

Si l’objectif initial était de mettre en avant le savoir-faire français, notamment auprès de l’initiative Bâtiment et Construction des Nations Unies GlobalABC, le salon a pris une tournure internationale au fil des ans. « Le SIBCA a dépassé les frontières », se félicite sa directrice.

« Le SIBCA a dépassé les frontières »

Férielle Deriche, directrice du SIBCA

L’association BBCA, co-organisatrice de l’événement, a même lancé le tout premier label de calcul de l’empreinte carbone du bâtiment au monde : le label BBCA. Elle est également à l’origine du LCBI (Low Carbon Building Initiative), coalition d’acteurs majeurs de l’immobilier européen, en partenariat avec huit pays, investisseurs et copropriétaires d’actifs, dont l’Italie, l’Espagne, le Luxembourg, les Pays-Bas et l’Angleterre.

Cette année, de nouvelles délégations étrangères, dont la Finlande, l’Estonie et le Portugal, se déplacent spécialement pour l’occasion. « Elles viennent s’inspirer du salon, car malgré la complexité de sa réglementation, la France est reconnue comme un modèle exigeant et ambitieux », conclut Férielle Deriche. Rendez-vous en septembre !

Crédit photo de couverture : Sylvain Renard / SIBCA

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