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À Dunkerque, le succès des transports gratuits
Société

À Dunkerque, le succès des transports gratuits

15 Jan 2018

La ville, qui teste depuis plus de deux ans la gratuité des transports le weekend, va étendre cette mesure à tous les jours de la semaine dès septembre 2018.

C’est l’une des promesses qui a permis à Patrice Vergriete de l’emporter aux élections municipales de 2014. Pour faire de la politique “concrètement”, le maire s’attaque aux transports en commun. À l’époque, les bus ne sont utilisés que pour 4,7 % des déplacements dans l’agglomération. En septembre 2015, la gratuité est mise en place pendant les weekends. La fréquentation augmente alors de 78 %, soit 5 000 voyageurs supplémentaires par jour environ, selon une étude menée par le cabinet indépendant VIGS. Face à ce succès, la mairie décide d’étendre la mesure à tous les jours de la semaine dès la rentrée 2018. La communauté urbaine de Dunkerque deviendra donc la première commune de plus de 200 000 habitants à proposer des transports entièrement gratuits.

Redynamiser la ville

Pour le maire, “il fallait changer l’image d’une ville marquée par la pauvreté et incapable de se projeter dans l’avenir.” Et pour cause, la mesure a plusieurs dimensions. Écologique, d’abord, puisqu’elle cherche à changer les habitudes des dunkerquois dans une ville reconstruite autour de l’automobile. Mais aussi économique et sociale, dans le sens où elle :
– lutte contre la désertification du centre-ville,
– facilite le retour à l’emploi et aux loisirs,
– favorise la mixité sociale, entraînant une baisse de 59 % des actes d’incivilité (étude VIGS),
– et rend les transports accessibles aux plus défavorisés (personnes âgées, jeunes, 33% de ménages ne possédant pas de voiture…)

Cerise sur le gâteau ? Il n’y aura pas de hausse d’impôt. En effet, la billettique ne représentait que 9,2 % des revenus de la régie des transports, DK’bus, en 2016. Soit 4,5 millions d’euros qui peuvent être économisés ailleurs, par exemple en annulant le projet d’une nouvelle arena, défendu par l’ancien maire, et chiffré à 180 millions d’euros. “C’est un choix politique”, explique Patrice Vergriete.

 

1 commentaire
  1. J’espère que cela sera un exemple pour toutes les villes de France. Bien-sûr le financement de telles infrastructures sont sûrement prisent en charge par les contribuables ! Faut pas rêver non plus !

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