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Agriculture : la Biovallée ne connaît pas la crise

26 Fév 2016

bvAlors que le salon de l’agriculture s’ouvre ce week-end à Paris et que la colère monte chez les agriculteurs, focus sur Biovallée : un écosystème porteur d’un autre modèle de développement qui porte ses fruits.

Nicolas Koziel, exploitant de 5 hectares de légumes et de plantes aromatiques bio donne tout de suite le ton : « les agriculteurs ont choisi un mode de commercialisation qui les met à terre. il faut se poser la question des modes de production. Moi, je ne me sens pas touché par la même crise ». Un sentiment partagé au sein de la Biovallée qui compte 30% de terres agricoles bio. C’est 10 fois plus que la moyenne nationale ! Ce projet est le fruit d’une volonté commune, portée aussi bien par les entreprises, associations et politiques de la région. L’idée : construire une agriculture durable, respectueuse de la nature et des hommes.

Ecosystème

Biovallée, ce n’est pas seulement une agriculture bio mais tout un écosystème régit par une même philosophie :
– les camions Agri Court qui approvisionnent chaque jour les cantines du coin en produits locaux,
– le Centre de formation en agro écologie co-fondé par Pierre Rahbi,
– l’usine Biotop qui produits des insectes destinés à remplacer les pesticides,
– la pépinière d’entreprises dédiée aux jeunes agriculteurs,
– le grossiste l’Herbier du Diois qui donne une prime verte de 100€ pour les employés qui utilisent des modes de transport doux pour se rendre au travail;
– l’usine de compotes Charles et Alice qui depuis 2002 à divisé par 2 sa consommation d’eau et qui recycle plus de 90% de ses déchets…
« C’est un dynamique unique en France à cette échelle-là, confie Sybille Bui à l’AFP, une sociologue qui a fait sa thèse sur la Biovallée. « Unique aussi parce qu’elle embarque une très grande diversité d’acteurs qui portent le bio ou l’agro écologie comme modèles à suivre pour l’agriculture ».

Et le territoire ne compte pas s’endormir sur ses lauriers. Objectif 2020-2040 : devenir un territoire à énergie positive avec au moins 50% des exploitations en bio. La preuve qu’un autre modèle de développement est possible.

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