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Amazon : une loi pour interdire la destruction des invendus neufs
Société - Tech

Amazon : une loi pour interdire la destruction des invendus neufs

14 Jan 2019

L’émission Capital dévoilait ce dimanche 13 janvier la destruction de 3,2 millions de produits invendus en France par le géant d’internet. Choquante, mais pas illégale, cette pratique sera adressée dans une loi sur l’économie circulaire, annonce Brune Poirson.

Jouets, téléviseurs, couches… le géant de la vente en ligne, Amazon, aurait organisé la destruction de 3,2 millions d’objets encore emballés en France en 2018, selon des estimations de la CGT. Pour apporter la preuve en images, Guillaume Cahour, de Capital, s’est fait embaucher dans l’entrepôt de Chalon-sur-Saône. Il a aussi dévoilé les conditions régissant la relation entre Amazon et les vendeurs de la plate-forme :
– pour tenir ses délais, Amazon stocke les produits des vendeurs,
– en cas d’invendus, ceux-ci peuvent être renvoyés ou détruits,
– et le coût de stockage est si dissuasif que les vendeurs – pour la plupart implantés en Chine – n’ont presque pas le choix.
Une façon pour la market-place de se protéger, bien que cette pratique ne soit pas (encore) illégale.

Après l’obsolescence programmée, la destruction massive

Choquée par ces révélations, Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique, a annoncé qu’une loi serait proposée “dans les mois à venir” au Parlement, pour que “des entreprises, comme par exemple Amazon, ne puissent plus jeter des produits qui sont encore consommables”. Sans préciser comment, Mme Poirson a détaillé vouloir :
– sanctionner les entreprises usant de ces pratiques et qui rendraient “impropres à la consommation des produits qui pourraient être encore utilisables”,
– et tenir les market-places pour “responsables par défaut de la fin de vie des produits qu’elles commercialisent”.

Des annonces “bienvenues à l’heure où le nombre de produits détruits pourrait passer à 6 millions en 2019 avec le doublement des surfaces de stockage de la multinationale dans l’Hexagone, si rien n’était fait », selon Alma Dufour, porte-parole de l’association Les Amis de la Terre et présente sur le plateau de l’émission de M6.

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