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ApiAprique : des couches réutilisables fabriquées au Sénégal
Société

ApiAprique : des couches réutilisables fabriquées au Sénégal

13 Mar 2019

Le mouvement du zéro déchet a fait essaimer les couches et autres protection hygiéniques réutilisables. ApiAfrique combine l’objectif environnemental au social en faisant travailler des sénégalaises.

Empilées les unes sur les autres, les couches qu’un bébé utilise lors de sa première année de vie feraient peur à voir. Et ce n’est pas que le contenant qui effraie : 5 000 couches jetables, cela représente une tonne de déchets non biodégradables. Même constat pour les serviettes hygiéniques, qui embarquent en plus une cinquantaine de produits chimiques.

D’une pierre deux coups

Ayant beaucoup voyagé au Sénégal avec son mari, Marina Gning, l’une des co-fondatrices d’ApiAfrique, s’est vite rendu compte du potentiel de produits durables dans un pays qui n’a pas forcément les moyens de gérer ces déchets. La société produit des couches et des serviettes hygiéniques réutilisables. “Nous voulons offrir des produits sains et de bonne qualité tout en limitant les déchets. Nos produits sont ainsi réutilisables jusqu’400 fois”, précise-t-elle. Un livret informatif accompagne chaque vente de protection féminine, dans l’optique de lutter contre le tabou qui pèse sur les règles, souvent cause d’absence scolaire au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, où la société espère se développer.

© ApiAfrique

Une histoire de rencontres

ApiAfrique, c’est la rencontre entre la France et le Sénégal. Entre le Social Business et le zéro déchet.” C’est ainsi que les fondateurs d’ApiAfrique racontent le début de leur aventure. Si elle est née à Paris d’une envie de démocratiser les produits d’hygiène naturels et lavables, la startup, anciennement ApiNapi, a rapidement conquis l’Afrique. Aujourd’hui, six couturières installées à Ngaparou, au Sénégal, fabriquent environ 2000 pièces par mois, et les équipes devraient doubler. Reste un défi à relever : trouver des matières premières locales. Pour l’instant, le coton voyage de la France au Sénégal pour être produit, puis trajet inverse pour être vendu. Car la France représente 80 % du chiffre d’affaires – les prix pratiqués dans l’hexagone étant multipliés par trois par rapport au Sénégal. ApiAfrique ambitionne d’être présente dans 50 boutiques en France et 50 boutiques en Afrique de l’Ouest d’ici fin 2019.

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