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Après le Fish&Chips, découvrez le Fish&Plastic

20 Fév 2017

déchets plastique poissons et crustacés

Les scandales entourant la production de viande poussent de plus en plus de consommateurs à se tourner vers le poisson. Depuis 1960, sa consommation par an et par habitant a presque doublé. Problème : les poissons ingèrent des plastiques que l’on retrouve dans nos assiettes !

Selon une étude menée par des scientifiques de l’université de Gand, en Belgique, 11 000 morceaux de plastique seraient ingérés chaque année par les amateurs de poissons et de crustacés ! Un chiffre d’autant plus inquiétant que la situation touche les pays du monde entier. En août 2015, l’université de Plymouth, au Royaume-Uni, alertait déjà sur ce problème, précisant que du plastique avait été retrouvé dans un tiers des poissons pêchés dans le pays. Les ONG n’avaient pas hésité à monter au créneau. Résultat, la compagnie pharmaceutique Johnson et Johnson avait décidé d’échanger le plastique de ses cotons tiges par du papier. Un petit pas pour lutter contre un fléau grandissant.

Micro-plastique, macro-effet

En 1999, le poids du plastique dans les océans « était 6 fois plus important que celui des planctons ». Un chiffre révélé par le marin Charles Moore qui avait conduit de nombreux experts à se pencher sur ce sujet. Depuis, les recherches sur ce sujet, n’ont jamais cessé. En 2013, une étude soulignait la présence de 5 milliards de milliards de morceaux de plastiques dans les océans, la plupart de tailles microscopiques. Mesurant entre 10 nanomètres et 5 mm, ces derniers, sont facilement ingérés par les poissons. Une fois dans leur intestin, les éléments chimiques et toxiques qui les composent passent alors dans leur sang et leurs tissus. Les poissons qui arrivent dans nos assiettes sont pollués.

Lire aussi: Des consignes pour le plastique

Pour Richard Tompson, scientifique spécialisé dans l’impact des microplastiques sur les océans, la « situation n’est pas encore alarmante ». Les quantités de plastique retrouvées dans les poissons restent minimes. Mais il admet que la « situation s’empire et que si nous n’agissons pas rapidement, la situation pourrait changer d’ici 10 à 20 ans ».

 

 

 

 

 

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