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Après le naufrage de la COP25, l’espoir du « green deal » européen
Société

Après le naufrage de la COP25, l’espoir du « green deal » européen

18 Déc 2019

Alors qu’aucun engagement n’est ressorti de la COP25, l’Union européenne compte bien prendre les rênes de la lutte contre le réchauffement climatique avec le « green deal ».

La 25ème Conférence des Nations Unies sur le climat (COP25) s’est achevée le 15 décembre à Madrid. Elle s’est soldée par un échec, après deux semaines de pourparlers, au grand regret des ONG, des militants écologistes et des pays touchés par le dérèglement climatique. « Je suis déçu du résultat de la COP25 », a déclaré avec amertume le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres, dans un communiqué. « La communauté internationale a manqué une opportunité importante de montrer son ambition pour répondre à la crise climatique », a-t-il insisté.

Aucun engagement concret

Malgré une année marquée par des catastrophes climatiques, les jeunes qui par millions descendaient dans les rues et des rapports scientifiques de plus en plus alarmants, les quelque 200 signataires de l’Accord de Paris ne sont pas parvenus à un accord. Résultat, le texte de la décision finale de la COP25 appelle à des « actions urgentes » pour réduire l’écart entre les engagements et les objectifs. Mais aucun des grands pays émetteurs de CO2 que sont la Chine, l’Inde, les États-Unis, l’Australie ou le Brésil n’ont pris un engagement concret. Et plus préoccupant, les climatologues du Global Carbon Project (GCP) ont montré dans une étude que les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 4% depuis la signature de l’Accord de Paris. Ainsi, le monde devra réduire le carbone de plus de 7% par an au cours de la prochaine décennie. La stabilisation du réchauffement à 1,5°C relève désormais de la mission impossible.

Une offensive européenne

Certains observateurs considèrent l’échec de la COP25 comme la fin du multilatéralisme, pourtant prôné par la France, d’autres en revanche y voient une belle occasion pour l’Europe de passer à l’offensive. Hasard du calendrier, alors que se déroulait la COP25, l’Union européenne a présenté le 11 décembre le « green deal », un plan d’action ambitieux visant à fixer la neutralité carbone à l’horizon de 2050. « La crise climatique à laquelle nous sommes confrontés n’attendra personne. Il n’y a pas de temps à perdre et l’Europe ne perd pas de temps », a déclaré la nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, lors de la présentation. Le « pacte vert » prévoit une réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’Union entre 50% et 55% d’ici à 2030, contre 40% aujourd’hui. Mais la Commission ne présentera son plan pour y parvenir qu’à l’été 2020. Un mécanisme de plusieurs milliards d’euros devrait financer la transition écologique des régions les plus exposées, celles qui dépendent encore fortement du charbon et des combustibles fossiles. Un engagement qui, par exemple, n’a pas eu lieu lors de la COP25. Avec cette feuille de route, l’Union européenne peut prétendre à un leadership sur les questions climatiques et entraîner derrière elle d’autres pays pollueurs. Une occasion encore une fois pour l’Europe de se montrer exemplaire.

Ce que contient le « green deal »

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