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09 septembre 2025

Datacenters hyperscale : au cœur de la souveraineté numérique

La révolution numérique et l’essor de l’intelligence artificielle reposent sur des infrastructures invisibles mais vitales : les datacenters hyperscale. Sans eux, pas de cloud, pas d’IA générative, pas de services numériques massifs. Ces centres géants, capables d’héberger plusieurs milliers de serveurs et de traiter des volumes colossaux de données, sont devenus un enjeu stratégique mondial, au même titre que l’énergie ou les matières premières. La capacité d’un pays à innover et à garantir sa souveraineté numérique dépend désormais de ces sites XXL. Des infrastructures hors norme Un datacenter hyperscale se distingue par sa scalabilité : il peut croître rapidement en ajoutant des milliers de serveurs pour absorber de nouveaux usages. Tout est pensé pour la performance et la résilience : automatisation, réseaux ultra-rapides, refroidissement optimisé, gestion logicielle centralisée. Ces installations atteignent des rendements énergétiques inédits : elles consomment beaucoup moins d’électricité pour le refroidissement et le fonctionnement général. Concrètement, presque toute l’énergie sert aux serveurs eux-mêmes, sans pertes autour. L’intérêt est double : économies d’échelle et fiabilité des services numériques. Un marché en pleine expansion Selon Synergy Research, le monde 1100 datacenters hyperscale début 2024 et devrait tripler d’ici 2030. Leur poids est considérable : ils représentent aujourd’hui plus de 40 % de la capacité mondiale, un chiffre qui dépassera les 60 % dans cinq ans. Le marché, estimé à 85 milliards de dollars en 2022, pourrait atteindre près de 800 milliards en 2032 (MarketResearch). La demande explose, stimulée par l’IA, le streaming et les besoins croissants de stockage. La France dans la course Longtemps en retrait, la France affiche désormais son ambition. Emmanuel Macron a rappelé en 2024 que le pays dispose des capacités d’accueil pour ces centres critiques. Depuis, les annonces se multiplient : Cette dynamique soulève des défis immenses : procédures d’implantation longues, consommation énergétique colossale (jusqu’à 7 GW attendus en Île-de-France d’ici 2030), et nécessité d’intégrer des solutions décarbonées, du nucléaire aux énergies renouvelables. Les acteurs français stratégiques Si les géants américains dominent le marché, la France dispose d’atouts propres. Scaleway/OpCore (groupe Iliad) investit 2,5 milliards pour renforcer son cloud souverain. Equans, spécialiste des solutions énergétiques et techniques, accompagne le développement d’infrastructures hyperscale plus sobres, en travaillant sur le refroidissement et l’efficacité énergétique. GrenoblIX, pionnier des centres “verts”, exploite géothermie et hydroélectricité. L’association France Datacenter fédère enfin la filière et défend une approche compétitive et durable. Une course à la puissance… et à la durabilité Les datacenters hyperscale sont à la fois un levier de compétitivité et un test écologique. La France s’efforce de trouver son équilibre : accueillir les géants du numérique, soutenir ses propres acteurs, et répondre aux exigences de durabilité. Car à l’heure où l’IA et le cloud façonnent l’économie mondiale, rester absent de cette course reviendrait à renoncer à une part de souveraineté et d’innovation.


02 mai 2025

Impact France dévoile les lauréats 2025 de l’indice Impact 40/120

Lancé l’année dernière à l’initiative d’Impact France, Impact 40/120 se présente comme l’indice de référence des start-ups à impact françaises. L’indice met en lumière les start-ups non seulement pour leur performance économique, mais surtout pour leur capacité à générer un impact social et environnemental positif. Initié en 2024, Impact 40/120 valorise les 40 entreprises à impact à fort potentiel pour devenir des licornes à impact, et les 120 entreprises à impact à suivre et à accompagner dans leur croissance. La promotion 2025, sélectionnée par un jury d’entrepreneurs – dont font notamment partie Brune Poirson, Fabienne Arata (Linkedin), Jean Moreau (Phénix) ou Frédéric Mazzella (BlaBlaCar, Dift), révèle une nouvelle génération d’entreprises à fort potentiel. Parmi les entreprises retenues dans la catégorie Impact40 : La Fourche, Nous anti-gaspi, Le Fourgon, La Vie, Ekwateur, Elmy, Yuka, Green Got… Weavers, Greenly, Fifteen, Wedressfair… figurent parmi les 120 structures sélectionnées pour l’indice Impact120. Retrouvez toutes les entreprises lauréates : https://www.impactfrance.eco/impact40 Des profils d’entreprises et d’entrepreneurs variés Les lauréats se distinguent par une diversité accrue des profils d’entrepreneurs et des effectifs salariés, une tendance qui contraste avec les indices plus traditionnels : Les entreprises sélectionnées sont majoritairement situées en Ile-de-France, qui reste un pôle important (41%). Cependant, une part significative des lauréats (41%) sont implantés dans d’autres régions, avec une présence marquée en Auvergne-Rhône-Alpes (10%), Nouvelle-Aquitaine (7%) et Pays de la Loire (7%). 9% des start-ups sont localisées en Quartiers Prioritaires de la Ville (QPV) et 7% en zone rurale. La maturité du secteur des start-ups à impact La promotion 2025 de l’Impact 40/120 témoigne, en dépit du contexte ambiant, de la maturité croissante de l’écosystème. Et confirme que si l’intelligence artificielle occupe le devant de la scène, le secteur des start-ups à impact tire résolument son épingle du jeu. Cette maturité se reflète dans certains indicateurs-clés : Le taux de renouvellement des lauréats atteint 40 %. Certains lauréats de l’édition 2024, ayant plus de 10 ans d’existence (à l’image de Back Market, Phénix ou Lita.co par exemple), n’entrent plus dans les critères de sélection. Et de nouveaux acteurs montent en puissance comme Underdog, Explora Project ou Beyond Green, qui incarnent la vitalité et l’innovation du secteur. “Un an après son lancement, nous sommes heureux de constater que l’Impact 40/120 s’est imposé comme l’indice de référence des start-ups à impact françaises. L’édition 2025 de l’Impact 40/120 témoigne, dans le contexte ambiant, de la maturité et de la résilience remarquable de l’écosystème des start-ups à impact en France, avec des entreprises démontrant une solidité et une capacité d’innovation impressionnante, qui attirent les talents et les nouvelles générations, et s’ancrent profondément dans les territoires. Ces récits, ces réussites, sont la preuve que l’impact n’est pas une option, mais un moteur de croissance. Et confirment que si l’IA façonne déjà le présent – et l’avenir – de l’entrepreneuriat, une nouvelle génération d’entrepreneurs se construit bel et bien dans l’impact.” souligne Caroline Neyron, Directrice Générale d’Impact France.


The Shift project

24 mars 2025

Rapport du Shift project sur l’IA

L’équipe Numérique du Shift Project vient de publier son rapport intermédiaire : « Intelligence artificielle, données, calculs : quelles infrastructures dans un monde décarboné ? ». La promotion de l’IA générative au grand public depuis fin 2022 a accéléré la dynamique de croissance déjà très forte des infrastructures de stockage et traitement de données. Centres de données, serveurs et cartes graphiques se multiplient et se complexifient, appelés par les besoins d’entraînement des modèles de langue et les requêtes qui leurs sont adressées. Les investissements physiques et matériels déployés en ce sens catalysent cette dynamique, en prévision de futurs usages anticipés par les acteurs. Comme l’ont manifesté les rapports ESR d’acteurs-clés du numérique au printemps dernier, cette augmentation les pousse à remettre en question leurs engagements climatiques et les éloigne du cadre quantitatif commun de réduction de l’ensemble des émissions de gaz à effets de serre du secteur fixés par les acteurs du numérique eux-mêmes (SBTI). Permettre l’adoption de ces nouvelles intensités d’usages n’est indolore ni pour les systèmes numériques, ni pour les infrastructures électriques. En 2022, la consommation électrique des centres de données mondiaux est de l’ordre de 460 TWh. Elle pourrait atteindre 650 à 1050 TWh d’ici 2026 (IEA, 2024). Avec une telle croissance, les centres de données et l’utilisation de l’IA pourraient entrer en concurrence directe avec des besoins-clés de la décarbonation : électrification des procédés industriels, de la mobilité et du logement, besoins d’électricité décarbonée pour la production d’hydrogène, etc. Les nouvelles promesses de l’IA et de la puissance de calcul intensifiée ne sont pas compatibles a priori avec la transformation vers la décarbonation : demandes matérielles et énergétiques pour la production et l’utilisation des serveurs, centres de données, infrastructures, empreinte carbone des renouvellements de parcs d’ordinateurs, smartphones et objets connectés justifiés par « l’IA », etc. Prendre en compte la double contrainte carbone au bon niveau dans le numérique implique un changement de paradigme, et les infrastructures de données et de calculs ne font pas exception : la question des conditions de pertinence revient invariablement. Quelle approche méthodologique choisir ? Quelles sont les conditions sous lesquelles l’adoption de l’intelligence artificielle engendrera des dynamiques carbone-énergie bénéfiques plutôt que délétères ? Et celles sous lesquelles le rythme de déploiement des centres de données ne fragilise pas la décarbonation de notre économie ?  C’est ce que ce nouveau rapport du Shift vise à documenter, afin d’éclairer les trajectoires d’innovation et de déploiement pour les inscrire dans des trajectoires énergie, carbone et environnementales compatibles avec les contraintes physiques.


27 janvier 2025

CVE lève 202 M€ pour financer un portefeuille de centrales solaires d’une puissance globale de 203 MWc

CVE est une Entreprise à mission depuis 2022.  Producteur indépendant français d’énergies renouvelables, multi-pays et multi-énergies (solaire, biogaz et hydrogène), le groupe développe, finance et construit des centrales solaires, des unités de méthanisation et de production d’hydrogène pour les exploiter en propre dans la durée.L’objectif de CVE est de créer les modèles énergétiques de demain en produisant des énergies renouvelables locales pour répondre aux besoins des collectivités, des entreprises et du monde agricole dans un modèle de vente directe de l’énergie. C’est au travers de son offre d’énergie verte RespeeR que CVE déploie cette approche du marché.CVE est certifié ISO 9001 et ISO 14001. Basé à Marseille, CVE s’appuie en France sur une équipe de 350 collaborateurs répartis dans 8 bureaux régionaux afin d’être au plus proche des territoires. A l’international, le groupe est implanté au Chili, aux Etats-Unis, en Afrique du Sud et en Espagne. CVE emploie aujourd’hui 500 salariés et prévoit un parc de 2,5 GW d’ici 2027. L’entreprise est également certifié « B Corp ». CVE lève 202 millions d’euros CVE franchit une nouvelle étape clé dans le développement de son activité photovoltaïque en France, au travers de sa filiale CVE Solar, avec la finalisation d’un financement structuré de 202 millions d’euros. En 2024, les projets solaires de CVE France représentaient 3,5% de la puissance totale mise en chantier en France, confirmant la place de l’entreprise dans le paysage énergétique national et sa contribution à la transition énergétique. Le financement permettra la construction de 27 centrales solaires représentant une puissance totale de 177 MW, avec 19 centrales au sol (170 MW) et 8 centrales en toitures ou ombrières (7 MW) qui produiront de l’énergie valorisée au travers de contrats de ventes régulés (CR, OA) mais également de contrats d’autoconsommation. Des projets déjà en exploitation seront également soutenus, tels que la centrale au sol de Terres Neuves 1 (15 MW sous PPA) et le portefeuille Natal, regroupant plus de 70 centrales en toiture ou ombrières (11 MW). Plusieurs partenaires historiques ont renouvelé leur confiance dans la pertinence du modèle de CVE. Ainsi, le financement repose sur : • 177 M€ de dette senior sur 23 ans, co-arrangée par le groupe BPCE (Caisse d’Epargne CEPAC et BPCE ENERGECO) et Crédit Agricole Transitions & Energies accompagné de ses banques partenaires (Crédit Agricole Alpes Provence, Crédit Agricole Centre Loire et LCL) et CIC Sud-Ouest, Banque Palatine et Caisse d’Epargne Loire Centre en tant que co-prêteurs. • 24,5 M€ de dette junior en obligations convertibles, arrangée par ETIC Partners (fonds Energy Transition Europe II), avec CIC Private Debt (fonds CIC Transition Infra Debt 2) et Crédit Agricole (fonds CAAP Énergies et CAPG Énergies Nouvelles), en qualité de co-prêteurs. CVE défend une production décentralisée d’énergies renouvelables, répartie au coeur de nos territoires, pour accompagner la décarbonation des entreprises, des collectivités et du monde agricole. L’ancrage territorial des projets sera renforcé par des opérations de financement participatif, qui seront mises en place dans les prochaines semaines pour les accompagner. Pierre de Froidefond, co-président et co-fondateur de CVE déclare : « Ce financement marque une étape majeure dans la structuration de nos activités solaires en France. Il illustre la diversité et la qualité de notre portefeuille – allant des centrales au sol aux projets d’autoconsommation en toiture. »  


21 novembre 2024

50 % d’électricité bas carbone en 2030

50 % d’électricité bas carbone en 2030, ce n’est pas un vœu pieux, c’est la prévision de l’AIE, l’Agence Internationale de l’Energie, dans son dernier rapport Renewables 2024.La raison prévision se base sur la croissance exceptionnelle des investissements en énergies propres : plus de 5 500 gigawatts (GW) de nouvelle capacité d’énergies renouvelables seront créés entre 2024 et 2030, soit près de trois fois l’augmentation observée entre 2017 et 2023 D’où viennent ces investissements ? De la Chine, à 60 %. Ainsi le pays du Milieu détiendra près de la moitié de la capacité mondiale totale d’énergies vertes d’ici la fin de la décennie, contre un tiers en 2010. L’Inde, quoique entrée plus récemment dans le jeu des énergies propres, a un fort potentiel, et connaît la croissance la plus rapide parmi les principales économies. Le solaire d’abord Le solaire photovoltaïque sera le grand gagnant de ces investissements, puisqu’il représentera 80 % de la croissance de la capacité mondiale.L’AIE prévoit que les investissements dans l’énergie au niveau mondial pourrait « pour la première fois dépasser les 3 000 milliards de dollars en 2024, dont quelque 2 000 milliards consacrés aux technologies propres – notamment les énergies renouvelables, les véhicules électriques, l’énergie nucléaire, les réseaux, le stockage, les carburants à faibles émissions, l’amélioration de l’efficacité et les pompes à chaleur ».« Pour chaque dollar consacré aujourd’hui aux combustibles fossiles, près de deux dollars sont investis dans l’énergie propre », résume Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE.


13 février 2024

Bruno Le Maire plaide pour une IA européenne

Bruno Le Maire intervenait le 9 février dernier dans le cadre du World AI Cannes Festival, l’événement majeur de l’Intelligence Artificielle en France. L’occasion pour lui de rappeler les enjeux de ce secteur en plein boom, où la France, au sein de l’Europe, doit tenir son rang.En effet, l’IA sera l’une des pierres angulaires du monde de demain, dans tous les domaines : économie, santé, éducation, lutte contre le réchauffement climatique, démocratie, culture. On pourrait aussi ajouter la sécurité et la Défense, enjeux qui ne sont plus occultables dans le contexte actuel de tensions géopolitiques extrêmes.  Pour le ministre de l’Économie, l’Europe, qui a inventé l’imprimerie, doit rester un lieu de ruptures et d’innovation, afin que la connaissance reste au coeur de son existence. L’Union européenne s’est faite la championne de la régulation sur internet, et il est vrai que le RGPD a influencé tout un courant de régulations dans le monde. Cependant, cela n’est pas suffisant : « Réguler c’est bien ; innover, c’est mieux », affirme-t-il, lançant un challenge aux instances européennes.La France, quant à elle, dispose de nombreux atouts pour devenir « la première nation de l’IA en Europe ». 4 atouts, et 2 faiblesses En premier lieu, son excellence scientifique, grâce à ses grandes écoles réputées et à ses centres de recherche. Dans ce cadre, le ministre plaise pour une liberté totale laissée aux institutions pour rémunérer leurs chercheurs, afin de la conserver sur le territoire français.Le deuxième atout est notre énergie décarbonée. L’IA est en effet très énergivore, même si les nouveaux modèles sont désormais beaucoup plus sobres. A terme, les serveurs et supercalculateurs nécessaires pourraient consommer pas d’un 1GW, soit la consommation d’une ville de 500 000 habitants, ou encore une demi centrale nucléaire. Aucune autre nation que la France ne peut produire cette énergie décarbonée.L’esprit d’entreprise représente également une force, et la France peut s’énorgueillir de quelques pépites : Hugginface, Lighton, Mistral, OVh Cloud…Enfin, dernier atout, notre modèle open source, qui garantit au plus grand nombre un accès à cette technologie, et lui conserve la propriété de ses données. C’est là un enjeu crucial d’indépendance et de souveraineté, indispensable pour lutter contre les armes juridiques liées à l’extraterritorialité que n’hésitent pas à utiliser les USA.Mais l’Europe présente aussi bien des faiblesses : une puissance de calcul très faible, encore largement dépendante de l’étranger, et des capacités de financement insuffisantes.  Sur ce dernier point, rappelons que Sam Altman, le fondateur d’OpenAI, propose de mettre sur la table 6000 milliards de dollars pour créer les infrastructures nécessaires au déploiement de l’IA. L’initiative Scale up Europe, lancée en 2022, et qui a pour objectif de proposer des financements aux scale-up (start-up en croissance) sans dépendre des fonds étrangers, notamment américains, visait, quant à elle, 10 milliards d’euros. On le voit, le changement d’échelle est impératif. Des solutions, à l’échelle européenne Pour gommer ces faiblesses, Bruno Le Maire défend deux mesures phares. La première est l’union des marchés de capitaux européens, nécessaire pour passer à l’échelle, car les financements bancaires seront insuffisants. Enfin, il met en avant la création du marché unique de la donnée, avec le Règlement européen sur les données, entré en vigueur en janvier 2024 : « Une place de marché régulée pour éviter les spéculations et garantir l’indépendance de l’Europe. » Dans l’expression consacrée « Intelligence Artificielle », le premier mot est intelligence. C’est en France que les Lumières ont fait leur apparition. Nous pouvons continuer à les faire briller au-delà de nos frontières. Gageons que cela sera possible si nous apprenons à les alimenter avec l’énergie la plus renouvelable possible.


09 novembre 2023

Éolien en mer : une entreprise française mieux disante qu’une chinoise

Les entreprises chinoises, dans le domaine des énergies renouvelables, avaient la réputation de proposer des produits à des prix défiant toute concurrence.Mais une entreprise française a fait mentir cet adage. Elle s’appelle Rolllix-Defontaine, et est située à La Bruffière, une petite ville de Vendée. Elle vient de remporter un très beau contrat. C’est elle qui fournira les couronnes d’orientation des pales éoliennes offshore, qui seront assemblées par Siemens-Gamesa, l’entreprise germano-espagnole, dans son usine du Havre.Il s’agit d’équiper le futur parc éolien en mer des îles d’Yeu et de Noirmoutier. Ses 60 éoliennes fourniront l’équivalent de la consommation de 800.000 habitants.Ce parc entrera en production en 2025. Notons que l’appel d’offres avait été lancé par l’État en 2013. Il avait été remporté en 2014 par Ocean Winds, une coentreprise détenue à 50/50 par Engie et EDP Renewables. Il aura donc fallu de 12 ans, entre la décision politique de l’investissement et sa réalisation ! Une bonne illustration des enjeux de la Loi d’accélération des énergies renouvelables, votée au printemps dernier, qui vise à accélérer les procédures. On ne peut pas crier à l’urgence énergétique et en même temps imposer des délais qui se comptent en dizaines d’années, dont la moitié sont purement administratifs. Une pépite française Le groupe Defontaine (dont Rollix est une marque) compte 1200 salariés, affiche un chiffre d’affaires de plus de 200 millions d’euros, dont 87% à l’export. Elle équipe une éolienne sur quatre dans le monde.Pour Eric Jacquemont, Président et directeur général, « ce contrat illustre le potentiel de l’industrie française à répondre aux enjeux de la décarbonation de notre énergie. Sur l’usine Rollix en Vendée, nous avons investi 20 millions d’euros pour répondre aux nombreux projets mondiaux à venir. Nous sommes prêts à accompagner l’Europe dans ses ambitions. »


09 mars 2023

8 fake news sur le photovoltaïque

En cette période de remise en question du mix énergétique français, il n’est pas inutile de revenir aux faits, concernant l’une des énergies alternatives les plus prometteuses : le photovoltaïque. Tordons le cou à quelques idées fausses qui circulent. En fait, plutôt que des idées fausses, ce sont des idées obsolètes. Car l’énergie photovoltaïque d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celle d’il y a dix ans. En dix ans, le rendement des panneaux s’est accru de 25% et le prix a été divisé par 10 ! Et cela change tout dans le rôle que la transition énergétique doit réserver au photovoltaïque. Stéphane Maureau, directeur général de UNITe, groupe fondé en 1985, et l’un des pionniers des énergies renouvelables en France, avec plus de 60 sites de production d’électricité 100% renouvelable, connaît bien le sujet. Il a listé 20 « fake news » qui polluent les discours des dirigeants, des responsables de collectivités et des administrés, et empêchent de prendre les bonnes décisions. Et pour chacune apporte une argumentation factuelle. Reprenons quelques-uns de ces faits : 1° Les modules PV utilisent des terres rares -> Faux. Le composant principal est le silicium, le 2e atome le plus présent sur terre, réparti sur toute la surface du globe, et facile d’accès. 2° C’est cher -> Faux.  De 2012 à 2022, les prix du PV ont été divisés par 10. Ils avaient déjà été divisés par 10 dans la décennie précédente, donc les prix ont été divisés par 100 en 20 ans !De plus le rendement qui était de 10% dans les années 1970, est de 24% aujourd’hui et se rapproche des 30%…, et la durée de vie est passée de 10 ans dans les années 80, à plus de 40 ans aujourd’hui.En conséquence, l’électricité solaire, quand les installations sont de taille suffisante, coûte 50 le MWh. A comparer avec le nucléaire des centrales de dernière génération, à plus de 100€/MWh (et encore, sans compter de nombreux coûts, par exemple d’assurance et de démantèlement) 3° Cette énergie est subventionnée -> Faux. Aujourd’hui, les énergies renouvelables apportent des recettes à l’Etat. 4° Le photovoltaïque ne produit pas par temps couvert et en hiver -> Faux. Un panneau produit plus en été qu’en hiver, bien sûr, mais il produit quand même toute l’année. En 2021, le solaire PV a déjà fourni 3% de l’énergie électrique consommée en France (contre 2,8 % en 2020), (3% = 14,3TWh) 5° Un panneau PV pollue et ne se recycle pas -> Faux. En masse, près de 95 % d’un module en fin de vie est valorisé, dans une filière parfaitement organisée, sous l’égide de l’éco-organisme SOREN. La France est l’un de premier opérateur européen de cette activité de recyclage. 6° Le photovoltaïque au sol, c’est laid->  les champs sont moins visibles que les centrales au gaz, au fioul, ou nucléaire… Les champs de PV sont le plus souvent cachés par des haies, et ils ne se repèrent ni au bruit, ni par leurs gigantesques panaches de fumées noires ou blanches. 7° Les panneaux solaires, demandent beaucoup l’entretien. -> Faux. C’est le système de production énergétique qui demande le moins d’entretien : pas de mécanique, aucune pièce en mouvement, pas de carburant à apporter…    8° Les surfaces nécessaires seraient hallucinantes. -> Faux. L’objectif des pouvoirs publics à l’horizon 2050 est d’atteindre une production photovoltaïque de 160 TWh/an, soit 25% de la conso totale d’élec qui sera de 640 TWh/anSi une moitié est installée sur des toitures, des parkings, des entrepôts, des ombrières, etc, et l’autre moitié installée au sol, cette seconde moitié demanderait environ 60 000 ha, ce qui correspond à seulement 0,2% de la surface des terres agricoles (la Surface Agricole Utile totale de la France est de 29 millions d’ha).Sur une période de 22 ans, cela équivaut à trouver 2 700 ha/an. C’est beaucoup ? Sachez que les terres affectées chaque année à la construction de maisons individuelles est de 27 000 ha. Ce qui n’est pas une fake news, en revanche, c’est que les panneaux solaires sont fabriqués en Chine, et c’est bien dommage. Nous avons arrêté notre production, quand les Chinois accéléraient. Mais rien n’est inéluctable, et des projets de Giga Usines de production de panneaux solaires en France sont de nouveau à l’étude.C’est économiquement viable, et surtout indispensable dans l’objectif européen d’atteindre notre souveraineté énergétique.De plus, cette souveraineté peut facilement être acquise, car les installations sont rapides. Elles mettent en œuvre des technologies simples, bien connues, fiables, demandant très peu d’ingénierie. Dans le climat tendu et morose qui est le nôtre actuellement, le photovoltaïque présente de belles raisons d’être optimistes !

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21 novembre 2024

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24 juin 2022

DualSun, le panneau solaire le plus rentable du monde

C’est du moins ce qu’annonce Laetitia Brottier, cofondatrice et directrice innovations de DualSun et vice-présidente solaire et bâtiment d’Enerplan.Pourquoi cette performance ? Parce que les panneaux de Dualsun produisent à la fois de l’électricité et de l’eau chaude. On sait en effet que plus un panneau solaire est chaud, moins il produit d’électricité. Pourquoi alors ne pas le refroidir par un circuit d’eau calorifère, qui évacuera la chaleur ? Celle-ci servira alors à chauffer votre eau sanitaire.Un double bénéfice, qui fait depuis 2013 le succès de la technologie Dualsun.Elle permet d’obtenir 3 fois plus d’énergie par m² de toiture comparé à un panneau photovoltaïque standard, tout en gardant les mêmes dimensions.Ce panneau solaire hybride permet donc une double autoconsommation : autoconsommation photovoltaïque et autoconsommation thermique. Un panneau Made in France DualSun fabrique ses panneaux solaires dans son usine de Jujurieux, dans l’Ain. Ses panneaux DualSun SPRING ont une certification « Made in France ». En novembre 2021, DualSun a inauguré une nouvelle ligne de production dans son usine. L’entreprise vient d’investir 850 000 € dans son usine certifiée ISO 9001 notamment grâce au soutien du plan “France Relance”. Enfin, DualSun a reçu le label « Solar Impulse Efficient Solution » de la Fondation Solar Impulse. Un gage d’innovation et de pérennité.

27 janvier 2025

CVE lève 202 M€ pour financer un portefeuille de centrales solaires d’une puissance globale de 203 MWc

CVE est une Entreprise à mission depuis 2022.  Producteur indépendant français d’énergies renouvelables, multi-pays et multi-énergies (solaire, biogaz et hydrogène), le groupe développe, finance et construit des centrales solaires, des unités de méthanisation et de production d’hydrogène pour les exploiter en propre dans la durée.L’objectif de CVE est de créer les modèles énergétiques de demain en produisant des énergies renouvelables locales pour répondre aux besoins des collectivités, des entreprises et du monde agricole dans un modèle de vente directe de l’énergie. C’est au travers de son offre d’énergie verte RespeeR que CVE déploie cette approche du marché.CVE est certifié ISO 9001 et ISO 14001. Basé à Marseille, CVE s’appuie en France sur une équipe de 350 collaborateurs répartis dans 8 bureaux régionaux afin d’être au plus proche des territoires. A l’international, le groupe est implanté au Chili, aux Etats-Unis, en Afrique du Sud et en Espagne. CVE emploie aujourd’hui 500 salariés et prévoit un parc de 2,5 GW d’ici 2027. L’entreprise est également certifié « B Corp ». CVE lève 202 millions d’euros CVE franchit une nouvelle étape clé dans le développement de son activité photovoltaïque en France, au travers de sa filiale CVE Solar, avec la finalisation d’un financement structuré de 202 millions d’euros. En 2024, les projets solaires de CVE France représentaient 3,5% de la puissance totale mise en chantier en France, confirmant la place de l’entreprise dans le paysage énergétique national et sa contribution à la transition énergétique. Le financement permettra la construction de 27 centrales solaires représentant une puissance totale de 177 MW, avec 19 centrales au sol (170 MW) et 8 centrales en toitures ou ombrières (7 MW) qui produiront de l’énergie valorisée au travers de contrats de ventes régulés (CR, OA) mais également de contrats d’autoconsommation. Des projets déjà en exploitation seront également soutenus, tels que la centrale au sol de Terres Neuves 1 (15 MW sous PPA) et le portefeuille Natal, regroupant plus de 70 centrales en toiture ou ombrières (11 MW). Plusieurs partenaires historiques ont renouvelé leur confiance dans la pertinence du modèle de CVE. Ainsi, le financement repose sur : • 177 M€ de dette senior sur 23 ans, co-arrangée par le groupe BPCE (Caisse d’Epargne CEPAC et BPCE ENERGECO) et Crédit Agricole Transitions & Energies accompagné de ses banques partenaires (Crédit Agricole Alpes Provence, Crédit Agricole Centre Loire et LCL) et CIC Sud-Ouest, Banque Palatine et Caisse d’Epargne Loire Centre en tant que co-prêteurs. • 24,5 M€ de dette junior en obligations convertibles, arrangée par ETIC Partners (fonds Energy Transition Europe II), avec CIC Private Debt (fonds CIC Transition Infra Debt 2) et Crédit Agricole (fonds CAAP Énergies et CAPG Énergies Nouvelles), en qualité de co-prêteurs. CVE défend une production décentralisée d’énergies renouvelables, répartie au coeur de nos territoires, pour accompagner la décarbonation des entreprises, des collectivités et du monde agricole. L’ancrage territorial des projets sera renforcé par des opérations de financement participatif, qui seront mises en place dans les prochaines semaines pour les accompagner. Pierre de Froidefond, co-président et co-fondateur de CVE déclare : « Ce financement marque une étape majeure dans la structuration de nos activités solaires en France. Il illustre la diversité et la qualité de notre portefeuille – allant des centrales au sol aux projets d’autoconsommation en toiture. »  

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