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Des tampons bios et éthiques made in Nantes
Innovation - Société

Des tampons bios et éthiques made in Nantes

24 Août 2018

Indignées par la présence de substances toxiques dans les protections hygiéniques, deux nantaises ont lancé leur marque bio, dont les bénéfices sont en partie reversés à des ONG.

L’idée a germé après les révélations sur la composition dangereuse des tampons en 2017: « Je me suis indignée, comme toutes les femmes, de non seulement m’être faite avoir par les industriels, mais aussi de n’avoir jamais pensé à me poser la question de la composition de mes protections hygiéniques. C’est un vrai tabou » raconte Dorothée Barth à France info. Elle décide alors, avec son associée Coline Mazeyrat, de proposer une alternative bio et éthique, accessible à toutes les femmes. Après trois mois d’accompagnement par l’incubateur de la start-up Imagination Machine, Jho était née.

Juste et honnête

Ce sont les valeurs qui se cachent derrière l’acronyme Jho. À l’inverse des autres fabricants, qui n’ont pas l’obligation de révéler la composition de leurs produits, Jho garantit :
– des tampons à 97,5% de coton bio à l’origine contrôlée et 2,5% de voile de polyester,
– et des serviettes et protège-slip en coton bio et matière végétale imperméable à base de maïs.

La marque vend ses protections intimes en ligne et par abonnement, ce qui leur permet d’élargir leur clientèle : “Certaines clientes sont loin des magasins bios, où sont vendues les protections hygiéniques bios« , souligne Dorothée. Plus de 2000 femmes sont déjà convaincues, et la jeune pousse espère s’exporter en Europe dès 2019.

Briser le tabou

Toutes deux conscientes du tabou autour des règles dans certaines zones reculées, elles ont décidé de reverser une partie de leurs bénéfices à :
– Girls Excel, qui oeuvre au Cameroun, où les femmes sont souvent immobilisées et les jeunes filles dé-scolarisées pendant leurs règles,
– Gynécologie sans frontières, qui offre des protections féminines gratuites aux migrantes en France.

Les fondatrices de Jho espèrent ainsi faire bouger les lignes sur les usages, et sensibiliser les générations futures, en France comme à l’étranger.

Photo en une : © Jho, Margaux Graphy

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