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Donald se TRUMP sur le climat

27 Mai 2016

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Les énergies renouvelables ont le vent en poupe aux Etats Unis. Pour la première fois, le secteur solaire emploie plus de personnes que celui du gaz et du pétrole réunis. L’aube du nouvelle ère énergétique pour les américains? À condition que Donald Trump ne soit pas élu.

Début janvier, le président américain Barack Obama annonçait fièrement que le pays venait de multiplier par 10 le nombre de ses installations solaires en 5 ans, franchissant la barre symbolique du million. Une bonne nouvelle pour l’environnement mais aussi l’économie. En effet, le nombre d’emplois du secteur solaire croit 12 fois plus vite que la création d’emplois globale du pays. Plus de 210 000 personnes y travaillent contre seulement 185 000 dans les secteurs gazier et pétrolier réunis, un chiffre en baisse depuis début 2014. Pour Rhone Resch, président de la Solar Energy Industries Association, « le business model des installations énergétiques en place depuis un siècle est simplement en train de s’effondrer. » Un avis que ne partage par Donald Trump, candidat républicain à l’élection américaine.

Lire aussi: Route solaire: la France puissance 1000

L’environnement, nouvel axe du Mal ?
« Annuler l’accord de Paris, couper les financements des programmes en faveur de l’environnement, se débarrasser de certaines réglementations »… À peine investi officiellement, Donald Trump s’attaque à l’environnement. Fervent défenseur de la cause pétrolière, pour lui, seule « l’indépendance énergétique américaine compte ». Et pour y arriver, il « faut exploiter au maximum les ressources présentes dans le sous-sol américain ».  À bas les ENR, bonjour gaz de schiste et fracturation hydraulique. Le projet d’oléoduc Keystone XL, abrogé par Barack Obama, devrait même renaître de ses cendres.
Ces propos de monsieur Trump interviennent quelques mois après que la Cour Suprême ait suspendu l’America’s Clean Power Plan d’Obama, qui prévoyait la réduction de 30% des émissions de gaz à effet de serre liées à la production d’électricité.

Décidément, au pays de l’Oncle Sam, l’économie verte c’est je t’aime, moi non plus

 

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