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Enr : la France peut (encore) mieux faire

18 Jan 2017

 

AIE ENR France rapport

L’Agence Internationale de l’Energie vient de publier son rapport sur la politique énergétique française. Au cours des 7 dernières années, la France a progressé mais doit mobiliser de nouvelles ressources.

Chargée du suivi des politiques énergétiques gouvernementales, l’Agence internationale de l’Énergie a audité les efforts fournis par la France depuis 2010 pour accomplir sa transition. Son étude, basée sur la loi de transition énergétique de 2015 et la feuille de route qui l’accompagne jusqu’en 2023, souligne, en premier lieu, les avancées françaises. Depuis 2012, le pays a fermé 3,3 GW de centrales à charbon et développer son parc d’énergies renouvelables. Le directeur exécutif adjoint de l’AIE, Paul Simons, présente même la France comme « un des pays leaders de la transition énergétique et d’une énergie sobre en carbone ». Des résultats encourageants mais nuancés par la suite.

Une vision à long terme ?

Depuis la COP21, la France ne manque pas une occasion de souligner son engagement dans le développement des énergies propres. Mais encore faut il avoir les moyens de ses ambitions. Les experts s’inquiètent de la manière dont la France financera sa transition à l’heure où le prix des énergies fossiles demeure encore relativement bas. Un questionnement auquel le chef de la DGEC*, Laurent Michel n’a pas tardé à répondre en expliquant que :

  • le démantèlement des centrales nucléaires serait financé par EDF, Areva et le CEA,
  • la baisse du coût des ENR permettra de réduire le prix de la transition,
  • qui bénéficiera également du fonds doté de 750 millions d’euros et du compte d’affection spéciale qui lui sont dédiés.

Autre point noir : la faiblesse française dans le secteur de l’éolien, notamment offshore. Pour atteindre l’objectif de 23% d’énergie verte dans sa consommation finale d’ici 2023, le pays devra pousser le développement de nouveaux parcs.

Lire aussi: Les ENR, investissements d’avenir ! 

Et le nucléaire ?

Sujet de divergence entre les citoyens, le nucléaire interpelle aussi l’AIE. Pour les auteurs du rapport, l’objectif visant à abaisser de 50% la part de nucléaire dans la mix électrique français paraît peu réalisable d’ici 2025 « sans affecter les performances économiques et le prix final de l’électricité, les émissions de GES et la fiabilité de l’approvisionnement en France ». Des propos qui interrogent sur la prolongation de la durée de vie et la construction de nouvelles centrales nucléaires.
Autant de questions auxquelles le prochain gouvernement devra répondre une fois que l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) aura rendu son avis, d’ici 2018 ou 2019.

Et si on parlait enfin de la transition énergétique dans la campagne présidentielle ?

 

*Direction générale de l’énergie et du climat

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