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François Fillon se fie au nucléaire!

21 Nov 2016

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Du Brexit au premier tour de la primaire à droite en passant par Trump, les électeurs réservent bien des surprises. Si la voie semblait toute tracée pour Alain Juppé, c’était sans compter sur l’inattendue percée de François Fillon qui n’en est pas moins inquiétante pour l’environnement.

Contrairement à Alain Juppé qui souhaite tripler les capacités photovoltaïques françaises et réduire les subventions aux énergies fossiles d’ici 2022, François Fillon a fait le choix d’une autre voie, beaucoup moins verte. Sa vision de l’environnement pourrait ainsi se résumer par « in nuclear we trust »! L’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy affiche clairement sa volonté de « consolider la filière nucléaire et de prolonger l’exploitation des centrales nucléaires de 40 à 60 ans ». Plus question de fermer Fessenheim ! Et pour éviter tout esprit de contestation qui freinerait le bon développement économique du pays, il entend également supprimer de la Constitution le principe de précaution qu’il juge « dévoyé et arbitraire ».

Tous à la diète…
Jugé très libéral, son programme ne fait pas dans la demi-mesure. En 5 ans, il prévoit de réaliser 110 milliards d’euros d’économie et compte bien mettre tous les acteurs de la société à contribution : Etat, collectivités, sécurité sociale et citoyens…
Une politique à contre-courant de celle envisagée par l’Europe !
Son quinquennat signerait donc la suppression de 500 000 emplois publics, l’augmentation de la TVA à 22% et le passage de l’âge de la retraite à 65 ans.
D’un autre côté, François Fillon mise sur le numérique pour redynamiser l’économie française et attirer les investisseurs.

Lire aussi: Trump au pouvoir, sale temps pour la planète! 

…sauf le numérique !
Le candidat ne cache pas ses ambitions. Il veut faire de la France une « véritable startup nation » en s’inspirant des méthodes de l’Enterprise Investment Scheme britannique. Au menu de la version française :
– Réduction d’impôt de 30% sur les investissements jusqu’à 1,25 million d’euros.
– Prise en charge des pertes en capital à hauteur de 50% par le fisc pour faciliter la prise de risque.
– Réservation de 50% des appels d’offres publics liés au numérique à des startups et des PME.

Il envisage également de créer un Haut commissariat à la transformation numérique qui serait chargé de vérifier la bonne mise en œuvre de cette dernière mesure.
Le candidat prévoit de déployer un plan national de lutte contre la fracture numérique, en renforçant le réseau internet du territoire, en recrutant des professeurs spécialisés en informatique et en poursuivant le développement de l’open data dans le secteur public.

Une manière de combattre, dès le plus jeune âge, les inégalités qui ne doit pas oublier que l’avenir des générations futures dépend aussi de l’état dans lequel nous leur laisserons la planète.

 

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