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Gaspillage alimentaire : la grande distribution s’engage

31 Août 2015

les grandes enseignes s'engagentAprès 10 jours de guerre des mots entre Ségolène Royal est les acteurs de la grande distribution, un accord volontaire a finalement été trouvé.

Tout d’abord quelques chiffres. En France, le gaspillage alimentaire c’est :
– 7 kg par an et par personne,
– pour un coût estimé entre 100 et 160 euros.
L’objectif national : réduire ce gaspillage de 50% à l’horizon 2025.
Des dispositions pour atteindre cet objectif avaient été inscrits dans la loi de transition énergétique, mais censurées par la conseil constitutionnel pour des raisons de procédure. La semaine dernière, gouvernement et grandes enseignes sont enfin parvenus à un accord sur la base d’une Convention d’engagement volontaire en faveur de la lutte contre le gaspillage alimentaire. « On est passé d’une ambiance assez tendue à une convergence, se réjouit Ségolène Royal. Les enseignes ont compris qu’elles avaient intérêt à s’engager de manière volontaire et elles l’ont fait dans un bon esprit ». 

Des dispositions à application immédiate

La Convention reprend la plupart des points censurés par la Conseil constitutionnel :
– l’obligation pour toutes les grandes surfaces de plus de 400m2 de signer des conventions avec des associations caritatives,
– l’interdiction de détruire les invendus, notamment par javellisation,
– ou encore la valorisation de déchets, que ce soit en compost pour l’agriculture ou par méthanisation.
Les autres mesures inclues dans la loi et non censurées par la Conseil des sages ont également vocation à s’appliquer immédiatement, telles que :
– la lutte contre le gaspillage alimentaires dans les établissements publics : écoles, hôpitaux…
– ou encore la suppression de la date limite d’utilisation optimale (DLUO) des emballages, trop souvent confondue par les consommateur avec la date limite de consommation (DLC).

« Cet engagement est pour nous doublement positif,
se félicite Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution. D’une part la ministre a reconnu le caractère exemplaire de la grande distribution, qui donne chaque année l’équivalent de 120 millions de repas et qui ne contribue que pour 5 à 10% au gaspillage alimentaire. D’autre part, nous avons décidé de travailler dans un cadre contractuel, sans passer par la loi ». Ce dernier point est intéressant et mériterait d’être plus souvent utilisé, dans un pays où on adore légiférer, mais un peu moins appliquer les lois qu’on a votées.
Ségolène Royal a cependant prévenu : « il faudra vérifier que les engagements sont tenus ». Rendez-vous dans 3 mois pour un premier bilan.

 

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