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Hydrogène et mobilité : un duo d’avenir

02 Fév 2017

 

Toyota Mirai 2015 pile combustile hydrogène

Dans son rapport E-mobility de 2016, le World Energy Forum pointait l’incapacité du secteur industriel à prendre des mesures concrètes pour atteindre les objectifs de réduction de CO2 décidés par les pouvoirs publics. Un message entendu par 13 industriels de l’énergie et du transport à Davos qui appellent les gouvernements à s’emparer d’une technologie d’ores et déjà mature.

Alstom, BMW, Daimler, Honda, Hyundaï et Toyota sont engagés dans cette voie à travers un plan quinquennal concernant la propulsion à l’hydrogène. Chaque année, 1,4 millions de $ seront ainsi débloqués pour la R&D, les essais et la fabrication de prototypes dans ce domaine. Car si l’hydrogène est déjà utilisé par certains constructeurs, cette technologie est loin d’être exploitée à son potentiel maximum. « Le marché est pourtant prêt » affirme Jean-Pierre Corniou, DG du cabinet de conseil Sia Partners.

L’hydrogène est déjà là !

Après Honda qui a commercialisé un premier modèle en 2007, Toyota s’est également lancé en 2015 avec la Toyota Mirai, la première voiture du genre produite en grande série. Dotée d’une autonomie de 600 km, elle se recharge en 3 minutes. De quoi concurrencer la voiture électrique ? C’est sans doute l’avis de Hyundaï qui vient d’ouvrir une nouvelle plateforme de recherche liée à cette technologie, avec pour objectif de proposer un nouveau SUV à hydrogène d’ici un an.

Lire aussi: HyVOLUTION: l’hydrogène est à la fête! 

La France n’est pas en reste

Alstom a présenté, en 2016, un train régional « alimenté par une pile à hydrogène, qui émet uniquement de la vapeur et de l’eau » explique l’entreprise. Particulièrement intéressée par ce produit, l’Allemagne compte bien en équiper son réseau dès 2018. Autre acteur phare : McPhy Energy. L’entreprise française vient de remporter le prix américain H2 Refuel H-Prize pour sa solution de recharge hydrogène SimpleFuel™. Un premier pas vers une infrastructure de recharge performante et accessible à tous.

Alors, prêt pour un faire le plein d’hydrogène ?

2 commentaires
  1. Bonjour,

    lecteur assidu de votre publication, je suis déçu par votre article. J’espère que ce n’est pas par manque de rigueur journalistique ou de connaissances scientifiques. Avant de chanter les louanges d’une solution technologique visant à soi-disant réduire les émissions de CO2, il est indispensable de se renseigner d’un point de vue scientifique ce qu’est réellement la production d’hydrogène, à partir de quelle source primaire et calculer son EROI (taux de retour énergétique). Puis il faut se poser la question pourquoi un lobby important d’industriels fait une telle annonce, à une période où d’autres technologies plus mature, plus efficace et plus rentable sont en concurrence directe avec le modèle proposé. Attention également à ce qui est publié dans le magazine Science, au sujet de l’hydrogène. Cela a été dénoncé par la communauté scientifique comme une imposture, ce qui est fort dommage venant d’un média aussi prestigieux et reconnu. D’avance merci d’apporter plus de rigueur dans vos articles. Guillaume MAILLARD

    1. Bonjour Monsieur Maillard,

      Je vous remercie pour votre commentaire. En effet, l’hydrogène est principalement produit à partir d’énergie fossile actuellement mais des recherches sont en cours pour le développer à partir d’énergie renouvelable. La technologie hydrogène arrive sur le marché et se développe. Il serait inutile de nier son potentiel de développement dans les années à venir. Les investissements réalisés par les constructeurs automobiles dans ce domaine en témoignent. Cet article ne fait pas pour autant la louange de cette technologie mais expose simplement des faits. la solution à l’avenir vient probablement d’un mix énergétique plus propre mais aussi plus diversifié. L’hydrogène, à condition d’être plus propre, pourrait contribuer à le constituer. Laissons lui une chance. On peut aussi rappeler que la mobilité électrique n’est pas complètement décarbonée non plus : production des batteries, origine de l’électricité… Pas encore de solution parfaite.

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