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Juno : l’anti uber ?

01 Mar 2016

startup de taxis concurrente de Uber

Cette nouvelle startup collaborative de taxi veut bouleverser le marché dominé par Uber en remettant les chauffeurs au coeur de son business model.
Encore en phase de test, Juno devrait se lancer au printemps dans les rues fourmillantes de New York. À l’origine du projet : Talmon Marco, qui a revendu en 2014 son application de messagerie Viber au groupe Rakuten pour la coquette somme de 900 millions de dollars. Son idée : alors que la plateformes de taxi, et Uber en particulier, sont confrontées aux revendications grandissantes des chauffeurs contre leur condition précaire, pourquoi ne pas offrir à ces derniers un deal qu’ils ne pourront pas refuser ?

Collaboration

Pour cela, Juno propose aux chauffeurs :
– une commission fixe de 10% (quand celle d’Uber oscille entre 20 et 25%) garantie pendant 2 ans. En moyenne Juno estime que sur une course standard de 30$, un chauffeur gagnera, après taxes et commission, 19,11$ avec Uber, contre 23,6$ avec Juno.
– un smartphone fourni à chaque chauffeur avec un service d’assistance 24h/24,
– une meilleure rémunération pour les chauffeurs qui prennent des courses dans les lieux et périodes de forte demande, sans surplus pour le client,
– des pourboires autorisés,
– la possibilité de bloquer un client qui ne se serait pas bien comporté pour ne pas renouveler la mauvaise expérience,
– et surtout, Juno donnera 50% de ses actions aux chauffeurs ! Ces derniers peuvent même gagner plus de parts s’ils travaillent à plein temps 24 mois sur 30.

Un an II de l’économie collaborative ?

Est-ce que ces atouts seront suffisants pour lutter contre un géant comme Uber, évalué à 62,5 Mds $ ?  « Nous pensons que nos clients seront attirés par le fait que nous sommes une compagnie éthique qui traite correctement ses travailleurs » veut croire Talmon Marco qui compte bien attirer des meilleurs chauffeurs d’Uber ou Lyft (Juno exige des notes comprises entre 4,7 et 5 étoiles).

Et si nous assistions à une nouvelle forme de l’économie collaborative plus inclusive, où les hommes qui font tourner la machine ne sont plus les rouages mais bien le moteur du projet ? Un retour aux sources, en somme.

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