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La fracturation hydraulique en eaux troubles

15 Déc 2016

Fracturation hydraulique-gaz de schiste

En mars dernier, la France rappelait l’interdiction du recours à la fracturation hydraulique sur son territoire. Une pratique largement démocratisée de l’autre côté de l’Atlantique malgré les critiques. Pour apaiser les esprits, l’EPA* a mené l’enquête sur l’impact de ce procédé sur les sols. Un bilan nuancé qui masque mal une bataille très politique.

Commandé par le Congrès américain, l’étude portant sur l’impact de la fracturation hydraulique sur les eaux souterraines, avait déjà donné lieu à une pré-conclusion en juin dernier. Et contre toute attente, le procédé sortait blanchi de toutes les accusations d’atteinte à l’environnement et, plus particulièrement, à l’eau. Retournement de situation : la conclusion finale publiée en début de semaine est beaucoup plus nuancée. Cette dernière estime, en effet, que :
– La réinjection dans le sol des eaux usées contenant des substances chimiques peut contaminer l’eau des nappes et la rendre impropre à la consommation temporairement ou sur du long terme.
– L’utilisation de grandes quantités d’eau pour briser les rochers et extraire le gaz et le pétrole peut conduire à une réduction des réserves en eau.

Lire aussi: Environnement: Trump dévoile son jeu (et ça fait peur)

Baroud d’honneur

Pour mener à bien cette étude, le conseil scientifique de l’EPA s’est basé sur 1200 sources scientifiques ainsi que sur les informations fournies par les parties prenantes.
Pourtant l’indépendance des experts peine à convaincre. Erik Milito de l’American Petroleum Institute, voit dans ce revirement de conclusion un dernier geste politique de la part de Barack Obama. qui avait déjà imposé aux producteurs de renforcer la protection des nappes phréatiques proches des puits d’extraction.

Pas certain que Donald Trump voie les choses du même œil.

 

* Agence américaine de l’environnement

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