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La France renforce sa police de l’environnement

04 Jan 2017

Ségolène Royal et Hubert Reeves, agence française de la biodiversité

Annoncée en 2012 par la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, l’agence française de la biodiversité voit enfin le jour. Une arrivée attendue sous l’œil attentif des écologistes.

Les indicateurs de la biodiversité et de l’environnement sont en alerte rouge. La verdure et les champs laissent place à l’asphalte et au béton au détriment des espèces animales dont la liste de celles en voie d’extinction ne cesse de croître. La moitié des zones humides française a disparu au cours des 50 dernières années.
Avec les territoires d’Outre-mer la France bénéficie d’un des patrimoines les plus riches et diversifié du monde, qu’elle doit impérativement protéger.

Unifier pour mieux protéger

L’agence française de la biodiversité, dont le président d’honneur n’est autre que l’éminent physicien Hubert Reeves, résulte de la fusion de 4 anciens organismes :
– l’office national des eaux et des milieux aquatiques,
– l’agence des aires marines protégées,
– les parcs nationaux de France,
– et l’atelier technique des espaces naturels.
Pour son directeur, Christophe Aubel, elle sera « le bras armé pour renforcer les politiques publiques et mobiliser la société civile dans la lutte contre l érosion et la biodiversité ». En plus des fonctions déjà exercées par les anciens organismes qui la composent, cette nouvelle agence devra également gérer les parcs marins, exercer le rôle de police de l’environnement et lutter contre les espèces envahissantes. Des prérogatives ambitieuses qui nécessitent des moyens financiers.

Lire aussi: les Français et l’environnement: je t’aime, moi non plus! 

Quel budget ?

Les écologistes font déjà part de leur scepticisme quant aux capacités de ce nouvel outil. Pour Jean-David Abet, directeur de France Nature Environnement, l’enveloppe budgétaire de 225 millions d’euros (cumul des budgets des 4 organismes qui la composent) allouée à l’Agence française pour la biodiversité est « insuffisante » pour mener à bien toutes ses missions. Mais Christophe Aubel se veut rassurant, s’empressant de préciser que ce budget n’est qu’un investissement initial « qu’il faudra monter en puissance à moyen terme ». Ségolène Royal avait d’ailleurs annoncé qu’elle allouerait 60 millions d’euros des investissements d’avenir à cette nouvelle agence.

Si la préservation de notre environnement n’a pas de prix, son érosion a un coût. Espérons l’Agence sera dotée des fonds nécessaires pour mener à bien sa mission, au risque de ne devenir qu’une nouvelle coquille vide.

 

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