Connexion
newsletter
CONNECT & FOLLOW
La première épicerie anti-gaspi ouvre à Paris
Société

La première épicerie anti-gaspi ouvre à Paris

13 Nov 2019

Une épicerie proposant des produits écartés par la grande distribution a ouvert ses portes, le 6 novembre, à la Place des fêtes dans le 19è arrondissement de Paris. Une belle initiative citoyenne qui s’intègre dans la lutte contre le gaspillage alimentaire en France.

Après avoir conquis Rennes, la Bretagne et la Normandie. L’enseigne « Nous anti-gaspi » qui prône l’anti-gaspillage a ouvert pour la première fois une boutique à Paris. Légumes difformes, biscuits mal étiquetés, huile d’olive à date de consommation trop courte…tous ses produits écartés par la grande distribution pourtant toujours aussi bons finissent à la poubelle chaque année en France. Ce gâchis est en partie dû à des standards trop stricts imposés par les normes spécifiques européennes. « Nous anti-gaspi » souhaite redonner vie aux rebuts de la grande distribution. La supérette se veut bio et solidaire. Plus de 15% des produits exposés dans les rayons sont bio et en moyenne 30% moins chers que dans le circuit conventionnel.

Plus de 10 millions de tonnes de nourriture jetées

Le choix de s’implanter dans la capitale, une zone dense et urbaine, n’est pas anodin et est un vrai pari. L’enseigne s’approvisionnera donc au marché de Rungis où se génère le gaspillage et auprès de producteurs d’Île-de-France (50% de l’approvisionnement). Charles Lottmann et Vincent Justin, les fondateurs de la chaine d’épicerie, ont répondu à un appel à projets de la mairie de Paris baptisé « Alimentation pour tous ». Ils ont décroché une subvention de 200 000 euros visant à lutter contre le gaspillage. Car le constat aujourd’hui est très alarmant. En effet, selon l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) près de 10 millions de tonnes de nourriture consommables sont jetées chaque année en France. Si cette initiative se révèle concluante, d’autres magasins en France pourraient voir le jour. Cette démarche pourrait aussi pousser le consommateur à apprivoiser d’autres habitudes plus saines vis-à-vis de sa consommation et de l’environnement.

Ajoutez votre commentaire

*