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Le crowdsourcing pour suivre Ebola à la trace

27 Oct 2014

umap-tasks-2014-08-01OpenStreetMap travaille avec les ONG sur le terrain pour leur fournir des cartes précises et les aider ainsi dans leur mission.

Si Google Map est très performant pour les villes et plus généralement les pays développés, il est bien moins précis quand il s’agit de cartographier la campagne africaine. Pour Andrew Buck, coordinateur de HOT, la branche humanitaire d’OpenStreetMap, la raison est simple : « Le business Model de Google repose sur la vente de publicités. Starbucks ne paye pas Google pour faire de la pub là-bas, donc Google n’ a pas de véritable incitation à améliorer ses cartes ».

Comment ça marche ?

Les volontaires font le minutieux travail de transformer des images satellites en cartes en utilisant le logiciel libre et gratuit conçu par OpenStreetMap et les personnes sur le terrain font remonter des informations plus précises, inaccessibles par satellites. Un membre de l’équipe OpenStreetMap se charge ensuite de vérifier toutes ces informations.

Des cartes précises

Avoir des cartes précises est déterminant pour les ONG, car :
– Ebola se transmet par contact. Une grande partie du travail est donc de retracer le parcours des personnes infectées afin de retrouver les populations avec lesquelles elles ont pu être en contact. Sans cartes fiables, c’est une mission presque impossible, d’autant qu’il n’est pas rares que plusieurs villages portent le même nom. En Guinée, on dénombre ainsi pas moins de 14 villages répondant au nom de « Bendou » au sein d’une même préfecture.
– D’un point de vue logistique et afin d’être le plus efficace possible pour acheminer médecins et matériels, il est indispensable de bien connaître le terrain, les différentes routes, ainsi que leurs caractéristiques : est-ce que le chemin est pavé ? en terre ? accidenté ? etc.

OpenStreetMap apporte une réponse rapide et concrète à ces exigences, comme en témoigne Médecins Sans Frontières :  » En 5 jours, 244 volontaires ont cartographié plus de 90 000 bâtiments ».
Depuis le mois de mars, début de la mission, c’est pas moins de 8 millions d’objets qui ont été identifiés : maisons, routes, rivières, champs, monuments…

Ci-dessous, une comparaison entre les cartes proposées par OpenStreetMap (à gauche) et Google Map (à droite) de la ville de Gueckedou, en Guinée. Comme on dit : il n’y a pas photo.

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