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Le diabète en ligne de mire

14 Juin 2016

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La médecine n’hésite plus à utiliser le numérique et les nouvelles technologies pour s’améliorer.  Parmi les maladies ciblées par les chercheurs, le diabète est en première ligne. Entre pancréas bio artificiel et pompe à insuline connectée, focus sur deux innovations prometteuses Made in France.

En constante augmentation, le diabète de type 1 touche plus de 200 000 français. Cette maladie auto-immune se caractérise par un système immunitaire défaillant qui détruit ses propres ilots pancréatiques, à l’origine de la synthèse de l’insuline et de la régulation du taux de sucre dans le sang.

Defymed relève le défi
L’entreprise Defymed, spin-off du Centre européen d’étude du diabète (Ceed), est spécialisée dans la création de dispositifs médicaux bio-artificiels. Elle développe depuis 2011 un « bio pancréas », actuellement en essai pré clinique sur des animaux. Le système se compose d’une poche contenant des cellules pancréatiques dont les membranes bio-compatibles sont perméables au glucose, aux nutriments, au dioxygène et à l’insuline mais imperméables au système immunitaire. Une fois introduit dans l’abdomen, l’organe artificiel joue le même rôle qu’un pancréas humain. Plus besoin d’injections d’insuline ! Un cathéter sous cutané permet de réintroduire des cellules pancréatiques artificielles 2 à 6 fois par an. Les tests sur l’homme ne débuteront qu’en 2017 mais leur réussite transformerait radicalement la vie des diabétiques.

Diabeloop : le pancréas connecté
La startup grenobloise Diabeloop mise quant à elle sur le numérique en alliant :
– une application smartphone,
– un capteur et une pompe à insuline placés tous deux sur la peau du patient.
Les données récupérées sont directement envoyées par bluetooth au téléphone qui  « calcule en permanence et par anticipation » grâce à « un algorithme de 13 équations hyper complexes » la quantité exacte d’insuline nécessaire, explique Sylvain Rousson, un des ingénieurs du projet. Le patient doit uniquement indiquer ce qu’il mange et son activité physique.

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Les tests, encore en cours auprès de 45 patients, sont encourageants tant pour les médecins que pour les patients. Michèle, 70 ans et diabétique depuis 25 ans, se réjouit de voir que la « machine prend le pas sur [elle] et arrive à gérer [sa] glycémie de façon remarquable ». Le dispositif devrait être commercialisé dès 2017 et le président de la startup, Guillaume Charpentier, espère le rendre remboursable par la sécurité sociale d’ici 2018 ou 2019.

Plus qu’un traitement, ces deux innovations pourraient réellement révolutionner la vie de milliers de diabétiques, notamment des enfants, encore plus touchés par les erreurs d’injection.

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