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Le grand retournement ?

17 Mar 2016

éolienPour la deuxième année consécutive, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) constate une stabilisation des émissions de CO2 à l’échelle mondiale.

La chute du recours au charbon, notamment en Chine et aux Etats-Unis, combinée au développement des énergies renouvelables qui représentent 90% des nouvelles énergies en 2015, a permis de stabiliser les émissions mondiales à 32,1 milliards de tonnes de CO2 selon les données préliminaires publiées par l’AIE. Et ce, malgré une augmentation des émissions dans les économies en développement d’Asie et au Moyen-Orient. « Quelques mois après l’accord historique de Paris, c’est un nouvel élément accélérateur de la lutte contre les changements climatiques » se réjouit Fatih Birol, directeur de l’AIE. C’est seulement la 4e fois en 40 ans de relevés que l’agence note une stabilisation ou une baisse des émissions. Et les trois précédentes fois, ces variations étaient liées à un contexte de crise économique (début des années 80, 1992, et 2009).

Les émissions de CO2 se sont stabilisées en 2014 et 2015

2014 et 2015 sont donc particulièrement remarquables car elles ont eu lieu en période de croissance : 3,4% en 2014 et 3,1% en 2015. « L’excitation liée à ce deuxième résultat consécutif est palpable parce que cela démontre que combattre le réchauffement climatique est parfaitement compatible avec la croissance économique. Et ça, c’est très important »  relève Richard Black, directeur de l’ONG Energy Climate Intelligence Unit.

Un rapport publié par l’Irena (Agence internationale des énergies renouvelables) en janvier confirme ce propos : doubler la part des énergies vertes dans le mix énergétique mondial d’ici 2030 entrainerait une hausse du PIB de 0,6 à 1,1%, soit 700 à 1300 milliards de dollars par an. Tout en créant 24 millions d’emplois.

Qu’est-ce qu’on attend ?

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