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Le rangement de la mort, un art suédois
Société

Le rangement de la mort, un art suédois

04 Déc 2017

Le concept développé par Margareta Magnusson dans son livre “The Gentle Art of Swedish Death Cleaning” se veut un moyen de se désencombrer sans sentiment.

L’idée, qui prend son origine dans le mot suédois “döstädning” : de (la mort) et städning (ranger). Un procédé surprenant mais qui pourrait s’avérer libérateur tant pour la personne qui l’entreprend que pour sa famille. Le but ultime ? Minimiser la quantité d’objets, en particulier inutiles ou insignifiants, qu’on laisse derrière soi à sa mort, et que les autres doivent gérer. Le minimalisme scandinave dans toute sa grandeur !

À la vie, à la mort

“Le rangement de la mort n’est pas l’histoire de la mort et de son inéluctabilité lente et disgracieuse, tempère Magnusson, qui précise avoir entre 80 et 100 ans. C’est plutôt l’histoire de la vie, votre vie, les bons souvenirs et les mauvais. Les bons vous les gardez, les mauvais vous les rayez.” Si le concept s’adresse en particulier aux seniors, il reste utile pour tous les autres, jeunes et moins jeunes, de se questionner sur l’utilité d’accumuler autant de choses dans sa vie.

Au-delà des sentiments

Rempli d’humour et de tendresse, son livre permet aussi d’apprivoiser l’idée de laisser-aller, et d’entretenir des conversations difficiles en famille. Le conseil clé pour se débarrasser des possessions en trop ? “Quelqu’un sera-t-il plus heureux si je conserve ceci ?” Et d’ajouter que se débarrasser d’un objet ne fait pas disparaître les souvenirs associés. À méditer.


© Döstädning AB

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