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L’Ecotourisme au secours des espèces menacées

11 Mar 2016

l'écotourisme au service de la préservation des espècesUne étude de l’université australienne de Griffith, parue dans la revue scientifique Plos One évalue pour la première fois l’impact global de l’écotourisme sur la préservation des espèces.
L’écotourisme est en vogue : en progression de 20% tous les ans, il attire de plus en plus de voyageurs. Un chiffre qui révèle l’intérêt grandissant de l’homme pour la nature et ses écosystèmes. Quand on sait que ce type de tourisme représente la principale source de financement pour les parcs nationaux et organismes de conservation de la biodiversité, on mesure également son impact potentiel sur la préservation des espèces. Une question demeure : entre les bienfaits économiques de l’écotourisme et son impact induit sur l’environnement (infrastructures, hôtels, transports… qui empiètent sur les espaces naturels), de quel côté penche la balance ?

Globalement positif

Les scientifiques australiens ont concentré leur étude sur :
– 9 espèces menacées,
– réparties sur les 5 continents,
– et soumises à différentes formes et intensité d’écotourisme.
Résultat : pour 8 espèces sur 9, l’impact de l’écotourisme est globalement positif et a permis de maintenir les populations, d’enrayer la perte ou d’éviter l’extinction des espèces. Le seul bilan négatif est pour le lion de mer de Nouvelle-Zélande dont la population est déjà en chute de 45%. L’animal est confronté à une forte mortalité infantile, du fait de l’épuisement des stocks de poisson. Ce phénomène est aggravé par la présence humaine qui perturbe la relation entre la mère et son petit.  Avec un écotourisme intense, les scientifiques prévoient la disparition totale de l’espèce. « Il n’y a pas de modèle universel, prévient Ralph Buckley, l’un des auteurs de l’étude, tout dépend de l’espèce et du niveau d’intensité d’écotourisme ».
Ce qui est universel, par contre, c’est l’intérêt économique. C’est pourquoi l’étude insiste sur la nécessité d’impliquer les populations locales : quand un animal vivant, vaut plus qu’un animal mort, c’est là que la donne change.

Alors, vous partez où pour vos prochaines vacances ?

 

 

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