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Les Français et l’environnement : je t’aime, moi non plus

13 Avr 2016

centre-villeL’étude annuelle du Commissariat général au développement durable (CGDD) sur les opinions et pratiques environnementales des Français témoigne que la COP21 n’a pas suffi à susciter un engouement.

Les Français sondés, sont invités chaque année à quantifier leur niveau de sensibilité aux questions environnementales sur une échelle de 1 à 7. Or, après un pic à 5,55 en 2011 (peut-être peut-on y voir une corrélation avec la catastrophe de Fukushima), cet intérêt n’a cessé de baisser pour revenir presque au niveau de 2005 à 5,32. Plus inquiétant : les jeunes de moins de 25 sont seulement ¼ à attribuer une note élevée à leur niveau de sensibilité contre 45% chez ceux nés avant 1976. Autant dire que l’avenir n’est pas assuré.

Niveau de sensibilité à l'environnement

Certaines thématiques prennent tout de même de l’importance aux yeux des Français. Ainsi la pollution (+4 points) devient l’une de leurs préoccupations majeures, juste derrière le réchauffement climatique et devant les catastrophes naturelles.

Problème environnementaux les plus préoccupants

Mais une grande majorité de Français continue à penser que ce n’est pas à eux d’agir prioritairement et rejettent la responsabilité sur les pouvoirs publics et les entreprises.

qui devrait agir pour la protection de l'environnement

Deux illustrations de cette déresponsabilisation des citoyens face aux enjeux environnementaux :
– 63% se montrent pessimistes quant à l’éventualité d’un quotidien sans voiture. 28% réclament une meilleure offre en transports en commun et 10% une baisse des prix pour l’envisager.
– En 2008 il étaient 43% à envisager des investissements pour réduire la consommation énergétique de leur bâtiment. Ils ne sont plus que 36% aujourd’hui et ce malgré une fiscalité et des dispositifs de financement de plus en plus attractifs.

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