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Natick : quand le cloud prend l’eau

09 Fév 2016

Microsoft Project NatickMicrosoft expérimente la possibilité d’immerger ses datacenters dans les fonds marins afin de les refroidir en faisant de grandes économies d’énergie. 

Avec la révolution numérique, la part des datacenters dans la consommation mondiale d’énergie ne cesse d’augmenter. Elle représente aujourd’hui 1,5% de la consommation (9% en France) et 2% des émissions GES à l’échelle de la planète. Or l’énergie, qui représente 30 à 50% des coûts d’exploitation de ces installations, est en grande partie utilisée pour les refroidir. Trouver une solution pour diminuer cette consommation représente donc un enjeu économique et écologique grandissant. 

20 000 données sous les mers

Après Facebook qui a placé une partie de ses datacenters en Suède pour profiter des faibles températures ou Google qui utilise l’eau de mer en Finlande pour les refroidir, Microsoft se penche donc sur la question avec Natick.
L’idée : immerger à 200 km des côtes et à quelques kilomètres sous le niveau de la mer un caisson contenant les datacenters afin de profiter des très basses températures de milieu. Avec à la clé :
– une proximité avec les populations (la moitié de la planète vit à moins de 200 km des côtes),
– l’utilisation à terme de l’énergie marémotrice pour les alimenter,
– un caisson construit à base de matériaux recyclés,
– aucun besoin de maintenance et une durée de vie de 10 ans.
Un premier test de 3 mois, effectué fin 2015, s’est révélé concluant et devrait en appeler d’autres, notamment pour éprouver la viabilité financière du dispositif.

Qarnot : la vraie solution ?

La startup française Qarnot Computing a une autre solution qui a l’avantage de faire d’une pierre deux coups. En effet, il s’agit non pas de chercher à tout prix à refroidir les datacenters, mais au contraire d’utiliser cette chaleur pour chauffer particuliers et bureaux. Une manière de faire baisser le facture carbone des centres de données, tout en diminuant la facture de chauffage de près de 75% !  Dans un rapport du R-20 daté du 19 février 2015, il est estimé que le déploiement de 2 millions de Q.rads (les radiateurs/datacenters de Qarnot), permettrait d’économiser pas moins de 5 millions de tonnes de CO2 par an.

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